Faiblesse du marché du bois d'oeuvre - Perte de 14 millions pour Uniforêt

Uniforêt a attribué à la faiblesse du marché du bois d'oeuvre une perte nette de 14 millions au troisième trimestre 2002.

Le troisième trimestre de l'exercice précédent avait donné lieu à une perte nette de 12 millions, soit 18 ¢ par action. La perte nette du troisième trimestre de 2002 se monte à 22 ¢ par action.

Dans un communiqué émis hier, Uniforêt a fait valoir que l'imposition de droits compensatoires et antidumping de 27,2 % aux États-Unis avait diminué considérablement la compétitivité des producteurs canadiens de bois d'oeuvre. La société forestière a également affirmé qu'un excédent de la production sur la demande avait contribué à la faiblesse marquée du marché du bois d'oeuvre.

La situation d'Uniforêt s'est cependant améliorée si on considère les neuf premiers mois de l'exercice: la perte nette qu'elle avait enregistrée pendant cette période avait atteint 71,1 millions en 2001. En 2002, elle n'est plus que de 5,4 millions.

Les ventes d'Uniforêt ont atteint 38 millions au troisième trimestre de 2002, soit une légère baisse par rapport aux ventes de 38,5 millions enregistrées au troisième trimestre de 2001.

En dépit de ces résultats, le titre d'Uniforêt a gagné 15 ¢ pour clôturer à 63 ¢ hier, soit une augmentation de 31 %. L'action d'Uniforêt est en hausse depuis jeudi, soit depuis l'annonce d'une victoire de la société contre des créanciers devant les tribunaux.

La Cour supérieure du Québec a rejeté mercredi des procédures engagées par des détenteurs de billets américains qui contestaient la composition d'une catégorie de créanciers dans le cadre d'un vote sur un plan d'arrangement proposé par Uniforêt.

Six des sept catégories de créanciers ont approuvé le plan lors d'un vote tenu en août 2001. La septième catégorie, celle des détenteurs de billets américains, n'a pu voter en raison de procédures engagées par six détenteurs. Ceux-ci contestait l'inclusion dans cette catégorie de Jolina Capital, une société de portefeuille contrôlée par Lino Saputo qui détenait un peu plus des deux tiers de la valeur de l'ensemble des billets américains.