En relève à Carmen Crépin - Pierre Godin assume par intérim la présidence de la CVMQ

Québec - La présidence de la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) a été confiée à Pierre Godin, qui prend ainsi la relève de Carmen Crépin. M. Godin occupera cette fonction par intérim, car ce poste disparaîtra lors de la création prochaine de l'Agence d'encadrement du secteur financier.

La nomination de M. Godin, un proche du Parti québécois, a été annoncée hier par la vice-première ministre, Pauline Marois, dans un communiqué. Il entre en fonctions le 4 novembre.

Âgé de 49 ans, M. Godin est familier des dossiers de la CVMQ puisqu'il était le conseiller spécial de Mme Crépin depuis deux ans. En 1998-1999, il a aussi dirigé le bureau du président de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

«Il sera donc en mesure d'apporter une expertise précieuse durant cette période de transition qui conduira à la création de la nouvelle agence», a mentionné Mme Marois, qui se dit d'avis que le nouveau président sera bien positionné pour améliorer le régime de réglementation des valeurs mobilières «dans un contexte de mondialisation des marchés».

Dans le passé, il a par ailleurs occupé diverses fonctions à la permanence du Parti québécois et dans les cabinets de députés ou ministres, dont le ministère d'État à la Métropole, en 1997-1998.

Quant à celle qu'il remplace à la tête de la CVMQ — Mme Crépin, partie depuis à l'Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières (ACCOVAM) — elle aurait quitté la direction de l'organisme en raison d'une mésentente quant au rôle qui sera dévolu à la CVMQ au sein de la nouvelle agence.

Projet de loi 107

Au cours des derniers mois, la ministre Marois a présenté le projet de loi 107 qui vise la création de l'Agence d'encadrement du secteur financier, puis a déposé des amendements, à la suite d'une consultation menée sur ce projet. La nouvelle mouture prévoit notamment que moins de pouvoirs reviendront exclusivement au futur président de l'organisme, car le projet de loi introduit désormais un mécanisme de décision collégiale.

Cette agence aura en fait le mandat d'informer les consommateurs en matière de produits et services financiers, en assurant le traitement des plaintes et en proposant de régler les différends qui pourraient survenir entre un consommateur et une entreprise de services financiers. Elle veillera également à s'assurer de la solvabilité des institutions financières.

La nouvelle structure doit également permettre, en principe, de mieux protéger le public, en créant un guichet unique pour le traitement des plaintes et le règlement des différends.

Elle aura, de plus, la responsabilité d'administrer les lois qui relèvent actuellement de l'Inspecteur général des institutions financières, de la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ), du Bureau des services financiers et de la Régie de l'assurance-dépôts du Québec.