Renault-Nissan-GM - Les discussions «se passent bien», affirme Carlos Ghosn

Le président-directeur général de Renault et de Nissan, Carlos Ghosn, a expliqué qu’avec GM, «l’opportunité est là, il y a beaucoup de synergies potentielles que l’on pourrait débloquer».
Photo: Agence France-Presse (photo) Le président-directeur général de Renault et de Nissan, Carlos Ghosn, a expliqué qu’avec GM, «l’opportunité est là, il y a beaucoup de synergies potentielles que l’on pourrait débloquer».

Paris — Les discussions entre le français Renault, le japonais Nissan et l'américain General Motors sur une alliance à trois se passe «bien», a déclaré hier le président-directeur général de Renault et de Nissan, Carlos Ghosn, quelques heures après une rencontre à Paris avec le patron de GM, Rick Wagoner.

«Cela se passe bien», a déclaré M. Ghosn, interrogé sur les négociations avec GM en marge d'une conférence automobile à la veille de l'ouverture à la presse du Mondial à Paris. «Nous avons passé en revue la situation avec les équipes et nous avons décidé de continuer à discuter jusqu'à mi-octobre, comme prévu. Nous nous prononcerons mi-octobre sur la poursuite du processus ou pas», a-t-il ajouté. «Mi-octobre, vous aurez une réponse: oui ou non.»

L'entretien avec M. Wagoner «a duré trois heures quinze minutes et a porté sur l'examen des éventuelles synergies» qu'engendrerait une extension de l'alliance nouée entre Renault et Nissan, selon le p.-d.g. de Renault et de Nissan.

«L'opportunité est là, il y a beaucoup de synergies potentielles que l'on pourrait débloquer», a noté le p.-d.g..

Quant à un éventuel mariage avec un autre constructeur que General Motors, sous-entendu Ford, M. Ghosn a estimé que «l'extension de l'alliance à un partenaire américain a du sens parce que nous pensons qu'il y a de la valeur». Il a indiqué se concentrer pour l'heure sur les discussions avec GM. «Nous n'allons pas nous disperser sur plusieurs fronts à la fois», a-t-il conclu.

MM. Ghosn et Wagoner s'étaient rencontrés une première fois le 14 juillet à Detroit. Nissan, Renault et General Motors s'étaient alors donné trois mois, jusqu'au 15 octobre, pour examiner la faisabilité d'une alliance tripartite.