Métro de Toronto: la ville approuve le choix de Bombardier

L’opposition au financement du projet du métro de Toronto est venue de conseillers en désaccord avec le fait que le contrat soit accordé unilatéralement, sans appel d’offres, à Bombardier.
Photo: Agence Reuters L’opposition au financement du projet du métro de Toronto est venue de conseillers en désaccord avec le fait que le contrat soit accordé unilatéralement, sans appel d’offres, à Bombardier.

Thunder Bay — Le conseil municipal de Toronto a approuvé lundi soir un contrat de 710 millions prévoyant la livraison par Bombardier de 234 wagons de métro à la TTC, la Commission de transport de Toronto.

Ces voitures seront assemblées à l'usine que possède Bombardier à Thunder Bay, en Ontario.

Les élus torontois ont approuvé le contrat par un vote de 24 contre 18 après en avoir discuté pendant sept heures, selon le Thunder Bay Chronicle-Journal.

Toutefois, le financement, qui prévoit une participation des gouvernements fédéral et provincial, doit encore être ficelé et la Commission de transport de Toronto doit accorder formellement le contrat à Bombardier, a reconnu une porte-parole de l'entreprise québécoise, Hélène Gagnon.

Le contrat doit créer environ 300 nouveaux emplois sur une période de cinq ans, selon Paul Pugh, président de la section locale 1075 du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile. Environ 150 de ces postes additionnels seront localisés dans la région de Toronto, et bénéficieront surtout aux fournisseurs.

«Cela donne à l'usine [de Thunder Bay] une solide base pour les cinq prochaines années à partir de laquelle il sera possible de miser sur d'autres contrats», a dit M. Pugh, soulignant que le contrat du métro de Toronto pourrait faire grimper à environ 1000 le nombre de travailleurs à Thunder Bay. Pendant ses belles années, soit entre 1992 et 2003, l'usine comptait environ ce nombre d'employés.

Lundi, à la réunion du conseil municipal de Toronto, l'opposition au financement du projet est venue de conseillers en désaccord avec le fait que le contrat soit accordé unilatéralement, sans appel d'offres, à Bombardier.

Mais, le projet a été recommandé par deux études de firmes indépendantes, Booz Allen Hamilton et Interfleet Technology, ces derniers mois. Les deux firmes en sont venues à la conclusion que le prix de Bombardier était raisonnable, ce qui a convaincu la TTC à la fin août de recommander l'octroi du contrat à Bombardier.