CanJet pourrait réembaucher des employés

Halifax — Le transporteur aérien CanJet continuera à offrir des vols nolisés au voyagiste Sunquest, ce qui pourrait lui permettre de rembaucher certains des employés dont la mise à pied a été annoncée plus tôt ce mois-ci.

CanJet avait soudainement licencié, le 5 septembre, 456 employés à Halifax et 80 à Toronto, en même temps qu'elle annonçait sa décision d'abandonner son service passagers pour se recentrer sur les vols nolisés. À ce moment, Sunquest, un des plus importants voyagistes du Canada, avait de son côté indiqué qu'il comptait «réorganiser son service» et confier ses affaires à deux autres transporteurs.

Mais lors d'une entrevue hier, le président de Sunquest, Andrew Dawson, a expliqué avoir décidé de continuer à faire affaire avec CanJet, après que le propriétaire du transporteur, Ken Rowe, lui eut promis que des avions seraient disponibles pour desservir les destinations touristiques du sud cet hiver. «Nous aurons six vols par semaine avec CanJet, tous la fin de semaine, a expliqué Andrew Dawson. CanJet a aussi laissé entendre que d'autres voyagistes pourraient être intéressés à continuer à utiliser ses vols nolisés.»

CanJet n'a pas encore indiqué si elle entendait rappeler certains des employés mis à pied le 5 septembre, mais Ken Rowe doit rencontrer les médias aujourd'hui.

Pour sa part, Shona Thom, la présidente du syndicat qui représente les employés licenciés, est optimiste. «Ils [CanJet] attendaient de décrocher des contrats avant de commencer à rappeler des employés», affirme-t-elle. Elle croit aussi que CanJet pourrait approcher des clients commerciaux, comme la Garde côtière ou d'autres agences gouvernementales, pour appuyer le service touristique en hiver.

Louis Giallereto, qui enseigne le marketing à l'université McGill, prédit quant à lui que la relance de CanJet se fera lentement. «Six vols par semaine représentent 20 ou 30 heures de vol par semaine, dit-il. Au total, CanJet n'aura qu'une fraction de sa taille précédente», a-t-il fait valoir. M. Giallereto croit que la moitié des employés de CanJet pourraient être rappelés au travail.