Nouveautés 2003 - Quand l'automne revient...

Audi A4 Cabriolet

Pour reconquérir un marché laissé à BMW et Mercedes-Benz, Audi a fait les choses à l'envers. Enfin, pour nous Québécois, puisque l'édition Quattro à rouage intégral, qui sera offerte dans un an, à savoir en octobre 2003, s'avère un bien meilleur choix pour nos conditions locales. Surtout qu'on a conçu la A4 Cabriolet de façon à ce qu'on puisse l'utiliser en hiver. Parlant de versions ultérieures, sachez qu'on retrouvera dès février le populaire modèle 1.8T de 170 chevaux sous le capot, toujours secondé par la transmission CVT d'Audi. Une boîte manuelle serait aussi une option actuellement à l'étude. Et tant qu'à y être, il existe de très minces chances que soit produite en 2003 une édition Cabriolet de la S4. Du lot, ce sera la version équipée du moteur quatre cylindres turbocompressé qui sera la plus abordable. En attendant, on doit se «contenter» d'une version équipée d'un moteur V6 de 3 litres qui, jumelé à la transmission à variation continue d'Audi (CVT), n'est pas au meilleur de sa forme. Vendu dès novembre (un cabriolet!), ce modèle mérite qu'on passe l'hiver au chaud en attendant le quatre cylindres.

un véhicule à l'autre et qui leur sied à merveille, on ne peut qu'en dire autant pour la 350Z. À 287 chevaux, et avec la transmission manuelle à six rapports, la nouvelle Z est toute une bête. Les freins aussi vous laisseront cois. En fait, le seul défaut notable est la finition de l'intérieur, qui est discutable à un point tel qu'on se demande pourquoi, si on voulait nous refaire le coup du véhicule d'anthologie, on a autant lésiné sur la présentation intérieure. Et on ne vous cachera pas que la notion d'économie d'essence, aussi accessoire soit-elle pour un coupé sportif, n'est apparemment pas très populaire chez Nissan.

Range Rover

Résumons: le nouveau Range Rover est un véhicule utilitaire britannique, dont la marque appartient au géant américain Ford et dont la mécanique est d'origine allemande. «Ah, la mondialisation!», direz-vous; parlons plutôt d'une saga, qui a commencé avec l'acquisition en 1994 du groupe Rover par la firme bavaroise BMW, pour se terminer par le démantèlement dudit groupe et la reprise de la division Land Rover par Ford. Malgré tout, la tradition est sauve. Le Range Rover de troisième génération épouse des formes qui évoquent celles de ses prédécesseurs, de sorte qu'on le reconnaît au premier coup d'oeil. À l'intérieur, les boiseries (cerisier ou ronce de noyer) se marient à une sellerie de cuir Blenheim ou Oxford. Mais tradition n'égale pas conservatisme: la direction à billes, les suspensions à essieu rigide et le châssis en échelle font place à des solutions plus modernes.

Sous le capot, le vénérable moteur V8 de 4,6 litres a tiré sa révérence au profit d'un autre V8, d'origine BMW cette fois. Malgré une réduction de la cylindrée (4,4 litres), la puissance grimpe de 60 chevaux, pour un total de 282, ce qui n'est pas un luxe, compte tenu de la masse à mouvoir (plus de 2500 kg). Des dimensions accrues à tous les chapitres sont à l'origine de cet embonpoint. Le prix est, lui aussi, titanesque, avec une facture qui dépasse les 105 000 dollars. Cela fait également partie de la tradition...

Saab 9-3

Adorée des uns, détestée des autres, la Saab 9-3 est de celles qui ont une forte personnalité. Impossible, dès lors, de faire l'unanimité. De toute façon, la clientèle cible a toujours aimé le petit côté marginal de ces berlines suédoises. Les méchantes langues parlaient plutôt de masochisme... Il faut dire que les Saab n'ont pas la meilleure des réputations en matière de fiabilité. Tout cela est chose du passé, claironne-t-on chez General Motors, qui s'est porté acquéreur de la marque à la fin des années 1980. Tant mieux si elles deviennent plus fiables — et moins caractérielles, diront ceux qui ont déjà conduit une 9-3. Mais les Saab vont-elles perdre leur âme? Non, non et non, jure-t-on chez GM. N'empêche que la nouvelle 9-3 a dû se conformer aux lois de la rentabilité. Et qui dit rentabilité, dit marché américain. Or, nos conformistes voisins du Sud n'aiment pas les hayons arrière (de type hatchback). Résultat: la 9-3 adopte, pour la première fois, une carrosserie à trois volumes, avec un coffre conventionnel.

Que les aficionados de la marque se rassurent: là s'arrête le non-respect de la tradition. Sinon, celle-ci est respectée en tout point: les roues motrices restent à l'avant, les moteurs conservent leur turbocompresseur et l'originalité demeure, à l'intérieur comme à l'extérieur. Rationalisation oblige, la nouvelle 9-3 repose sur la nouvelle plateforme Epsilon de General Motors, utilisée notamment chez Opel. Quant aux motorisations, elles ont la même cylindrée (2 litres) et la même architecture (4 cylindres, double arbre à cames en tête, turbo), mais leur puissance varie entre 175 et 210 chevaux. Ces deux moteurs peuvent être jumelés à des boîtes manuelles à 5 ou 6 rapports, ainsi qu'à une boîte automatique à 5 rapports (en option). Très prisée, la version décapotable est également de retour.

Subaru Baja

On peut voir la chose de diverses façons. Soit on sort la rengaine des Chevrolet El Camino et autres Ford Ranchero, soit on parle de la recherche de nouveautés innovatrices et de production rapide de prototypes récents (pensez au STX présenté par Subaru en 2000). Dans tous les cas, le résultat est unique, pour Subaru, et on peut décrire le Baja beaucoup plus facilement qu'on ne peut prononcer son nom (en tout cas, l'unanimité n'a pas encore été faite autour de la prononciation du «j»). Cela dit, recréer une Outback avec coffre arrière à ciel ouvert est une idée qui va sans doute plaire aux amateurs de plages californiennes. Surtout que, dans ce coin de pays, les routes sont sinueuses, et le Baja est justement construit sur un châssis rigide et avec une suspension arrière qui n'a rien de celle d'une camionnette. En ce sens, l'intérieur est très confortable, bien que la (trop) sobre présentation des accessoires et des commandes crie SUBARU à pleins poumons. En tout cas, on pourrait le qualifier de Chevrolet Avalanche du pauvre, mais ce serait inutilement démagogique, car en plus de coûter au-delà de 36 000 $, ses qualités n'ont rien du bas de gamme. Mécaniquement non plus: à 165 chevaux, le moteur 4 cylindres de type boxer se conduit tout seul. Quoique une fois la boîte chargéeÉ Enfin, pour ceux d'entre nous qui ne passons pas l'hiver en Californie, Subaru a pensé à la dernière minute à introduire un accessoire primordial huit mois par année: une bâche pour la boîte sera bientôt disponible chez les concessionnaires de la marque. C'est ce qui manquait au Baja pour qu'on puisse véritablement en parler comme d'un bon coup, et non pas d'un coup d'épée dans l'eauÉ

Suzuki Aerio

Après s'être fait un nom avec ses motocyclettes, la firme japonaise Suzuki a fait office de pionnier en créant un nouveau créneau dans l'industrie automobile, soit celui des véhicules utilitaires compacts. Qu'elles s'appellent Forsa, Swift ou Esteem, les automobiles de ce constructeur n'ont cependant pas laissé de souvenirs impérissables. Les choses pourraient toutefois changer avec l'arrivée de la nouvelle Aerio, une compacte jolie comme tout, qui offre de surcroît en série le moteur le plus puissant de sa catégorie (141 chevaux). Des deux configurations proposées, c'est la familiale (Fastback) qui risque de connaître le plus de succès: tout à fait polyvalente, elle peut jouer sur plusieurs tableaux, se posant en rivale de berlines à cinq portes comme la Mazda Protegé5 et la Hyundai Elantra GT, ou de familiales hybrides comme la paire Pontiac Vibe/Toyota Matrix. À l'instar de ces dernières, elle offre également un système de transmission intégrale, qui permet d'affronter l'hiver en toute confiance.

Toyota 4Runner

Au lieu de rayer le 4Runner de sa gamme au profit du Highlander, Toyota renchérit avec un véhicule utilitaire destiné aux puristes. Idéalement, on aurait pu faire simple, mais on a fait compliqué. À preuve, voici la liste des systèmes d'assistance qui équipent ce nouveau modèle: contrôle dynamique du dérapage (DSC), descente assistée (DAC), montée assistée (HAC), traction active des roues (A-TRAC) et suspension active (X-REAS). Lors de la présentation de ce nouveau modèle, la question du prix a été soulevée à plusieurs reprises, mais aucun chiffre n'a encore été lancé. Cependant, à voir le faciès malaisé des représentants de Toyota, tout indique qu'il sera inutilement élevé. Pourtant, on aurait pu laisser de côté un certain nombre de bidules tout à fait rigolos qu'il faut tout de même facturer à l'acheteur. Par exemple, ce système de gestion du déflecteur de toit ouvrant qui l'élève ou l'abaisse automatiquement en fonction de la vitesse. Pratique. Et que dire de ce détecteur de l'inclinaison du véhicule, qui a pour unique fonction de permettre la mesure très précise du niveau d'essence lorsque le véhicule est en pente? Indispensable. En tout cas, ce véhicule est robuste, et avec tous les systèmes qui assistent la solide suspension et la traction, il vous mènera au bout du plus impraticable des sentiers.

Volvo XC90

Réputé pour ses berlines et ses familiales, Volvo était l'un des rares manufacturiers à ne pas compter de véhicule utilitaire sport (VUS) dans sa gamme. Pour cette première incursion dans ce lucratif créneau, la firme suédoise a préféré y aller avec un modèle hybride plutôt qu'avec un véhicule utilitaire au sens propre.

Chez Volvo, on définit le XC90 non pas comme un VUS, mais comme un VLT, soit un Véhicule Loisir Travail. À ce titre, le XC90 se pose en rival des Subaru Forester, Toyota Highlander et Lexus RX300, qui se rapprochent davantage d'une automobile que d'une camionnette. Tout comme ces derniers, le XC90 repose d'ailleurs sur le châssis d'une berline. Ladite plateforme est celle de la S80, qui trône au sommet de la gamme Volvo et prête également son moteur V6 de 2,9 litres muni de deux turbocompresseurs (268 chevaux). La version de base reçoit elle aussi une mécanique suralimentée, soit un moteur 5 cylindres turbo de 2,5 litres (208 chevaux). Un système de rouage intégral à commande électronique est également de la partie. Et qui dit Volvo, dit sécurité; aussi le XC 90 regorge-t-il de dispositifs à la fine pointe dans ce domaine, qu'il s'agisse des rideaux gonflables pour les occupants des trois rangées de sièges, ou des sièges à système de protection anti-contrecoup (WHIPS). Sur le plan de la sécurité active, mentionnons le nouveau système de contrôle de stabilisation en roulis, qui vise à réduire le risque de tonneau.