Projets au Labrador - Hydro-Québec aura besoin de l'aval de Terre-Neuve

Saint-Jean — La ministre des Ressources naturelles de Terre-Neuve-et-Labrador, Kathy Dunderdale, soutient qu'Hydro-Québec devra avoir l'aval de son gouvernement avant d'aller de l'avant avec ses cinq projets de développement situés dans l'est québécois près du Labrador.

Hydro-Québec a des projets de développement sur les rivières Saint-Paul, Sainte-Augustine, Natashquan, du Petit Mécatina et Romaine juste au sud du Labrador. Québec n'a pas entrepris de discussions avec le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador et n'a pas demandé d'évaluation environnementale, écrit le journal St. John's Telegram hier.

Le gouvernement terre-neuvien a été accusé d'avoir permis la réalisation des projets. Des critiques soutiennent notamment que ces projets pourraient causer des inondations au Labrador et endommager l'environnement. La ministre Dunderdale dit maintenant que sa province devra être consultée avant que les projets puissent aller de l'avant.

«Les sources des rivières se trouvent sur notre territoire, alors tout développement qui pourrait affecter quoi que ce soit à l'intérieur de nos frontières devra avoir été négocié et réalisé avec l'accord de la province de Terre-Neuve-et-Labrador», a dit la ministre, en précisant que la construction des barrages n'est pas encore très avancée. «Nous surveillons de très près ce qui se passe au Québec en termes de production hydroélectrique.»

Hydro-Québec prévoit en outre compléter les plans préliminaires du projet de 1500 mégawatts de la Romaine cet automne pour débuter les travaux l'an prochain. Des documents de la société d'État québécoise suggèrent que ce projet n'aura pas d'impact sur l'environnement au Labrador.

Une commission royale sur l'historique du développement hydroélectrique dans le bassin de la rivière Churchill au Labrador avait relevé il y a trois ans la motivation du Québec de développer les cinq rivières dans les années futures. Le rapport de la commission précisait que «le projet ne pourra être mis de l'avant sans le consentement du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador dû aux sources des rivières et aux possibilités d'inondations».