CSFB licencie 20 % de ses analystes

New York - Crédit suisse First Boston (CSFB) a licencié près de 20 % de son personnel d'analyse financière, dont son principal analyste du marché américain Tom Galvin, a-t-on appris hier de source proche du dossier. Ces compressions touchent une centaine de personnes.

Le 8 octobre dernier, CSFB annonçait qu'il supprimerait jusqu'à 1750 emplois, soit de 5 % à 8 % de son effectif, dans le but de réaliser une économie de 500 millions de dollars. Confronté à la pire période qu'ait connue l'industrie des services financiers depuis vingt ans, CSFB a licencié près de 4800 personnes depuis la nomination du directeur général John Mack en juillet 2001 et réalisé des économies de 1,8 milliard.

Très connu de Wall Street, Tom Galvin était acheteur durant l'intense spéculation boursière qui a connu son apogée en mars 2000, comme d'ailleurs plusieurs autres analystes réputés. En septembre, il voyait l'indice Standard & Poor's 500 atteindre 1140 points d'ici la fin de l'année, soit une une hausse de 35 %, car il se fondait sur la conviction que la Bourse, ayant touché son plus bas depuis cinq ans, ne pouvait plus que remonter.

Le secrétaire d'État du Maryland, agissant au nom des autorités de tutelle boursières de quarante autres États, a ouvert une enquête sur les pratiques de CSFB, lui reprochant d'avoir trompé sa clientèle générale au profit de sa clientèle plus particulière de banques d'affaires, en faisant mousser certaines actions en Bourse pour s'attirer des avantages de la part de ces établissements.