Les options sur actions devront passer à la dépense au Canada

Toronto — Le Conseil des normes comptables du Canada entend obliger les entreprises à traiter les options sur actions comme des dépenses en bonne et due forme, une règle financière qui serait pour une rare fois plus contraignante au Canada qu'aux États-Unis.

Les directeurs de l'organisme responsable de l'application des pratiques comptables canadiennes ont approuvé la nouvelle règle lors d'une rencontre la semaine dernière et espèrent la mettre en oeuvre dès l'été prochain. «Cela élimine le biais qui donnait la fausse impression que les options sur actions avaient l'air moins onéreuses qu'une rémunération en argent», a indiqué hier le président du conseil de l'organisme, Paul Cherry.

Un choix

En vertu des règles canadiennes et américaines, les entreprises ont le choix de traiter la valeur des options octroyées comme une dépense régulière dans leurs états financiers ou de simplement en faire mention dans une note afférente, solution privilégiée par la grande majorité. Vu les excès ayant eu lieu durant la plus récente fièvre boursière, plusieurs estimaient que les options devraient être traitées comme des dépenses car les compagnies doivent soit émettre de nouvelles actions lorsque les actions sont exercées, diluant du coup les autres actionnaires, soit puiser dans ses liquidités pour racheter ses actions.

Certaines entreprises sont en désaccord avec la règle projetée, y voyant une règle qui nuira à leurs bénéfices alors que d'autres ont plaidé que les options sur actions constituaient des transactions sans débours d'espèces sonnantes.