Inco presse ses actionnaires de rejeter l'offre hostile de CVRD

Sur la base des cours boursiers, les deux offres pour Inco dépassent actuellement les 19 milliards. Celle de Phelps Dodge comprend une partie en espèces et une partie en actions, alors que celle de CVRD est en argent comptant seulement.
Photo: Agence France-Presse (photo) Sur la base des cours boursiers, les deux offres pour Inco dépassent actuellement les 19 milliards. Celle de Phelps Dodge comprend une partie en espèces et une partie en actions, alors que celle de CVRD est en argent comptant seulement.

Toronto — Inco a pressé hier ses actionnaires de rejeter l'offre d'achat hostile de la société brésilienne Companhia Vale do Rio Doce (CVRD) et réitéré son appui à la proposition amicale, mais de moins en moins populaire, de l'entreprise américaine Phelps Dodge.

Le géant torontois du nickel, qui avait entrepris des entretiens avec CVRD dans l'espoir qu'elle bonifie sa proposition, a indiqué que cette dernière ne souhaitait pas en ce moment «prendre part à des discussions ou des négociations de fond» au sujet de l'amélioration de son offre en argent.

«En conséquence, le conseil d'administration, en accord avec les obligations d'Inco en vertu de l'entente d'association [avec Phelps Dodge], a déterminé de continuer à recommander aux actionnaires d'Inco de voter en faveur de l'arrangement avec Phelps Dodge et de recommander aux actionnaires d'Inco qu'ils rejettent l'offre de CVRD», a indiqué Inco dans une circulaire postée hier aux investisseurs.

Les porte-parole d'Inco et de CVRD n'ont pas souhaité commenter davantage les entretiens ou les recommandations du conseil d'Inco. Celui de Phelps Dodge, Peter Faur, a indiqué que son entreprise appréciait le fait que «le conseil d'Inco continue d'appuyer notre entente d'association».

Le producteur de nickel est lié à Phelps Dodge par une entente de fusion amicale et a constamment appuyé cette entente. Il était tout d'abord demeuré neutre face à l'offre de CVRD, avant de consentir, il y a deux semaines, à entreprendre des discussions avec l'entreprise brésilienne.

Sur la base des cours boursiers, les deux offres dépassent actuellement les 19 milliards. Celle de Phelps Dodge comprend une partie en espèces et une partie en actions, alors que celle de CVRD est en argent comptant seulement.

Un troisième acheteur potentiel, Teck Cominco, de Vancouver, s'est retiré de la course, le 17 août, en laissant son offre, rejetée par Inco, venir à échéance.

Inco doit tenir une assemblée spéciale de ses actionnaires, le 7 septembre, au cours de laquelle son sort sera déterminé.