Marchés boursiers - Quatrième jour de baisse à Toronto

Toronto — La semaine s'est achevée par un quatrième recul en autant de séances, hier, alors que la correction de l'énergie et des mines a de nouveau plombé la Bourse de Toronto.

L'indice S&P/TSX a chuté de 57,61 points à 11 651,69 sur un volume de 354,6 millions d'actions. L'indice recule ainsi de 286 points depuis sa clôture du vendredi précédent et c'est sa plus forte perte hebdomadaire depuis octobre dernier.

Le dollar canadien a largué 0,61 ¢ à 86,67 ¢US, emporté par le mouvement baissier général des ressources; le huard avait perdu jusqu'à 0,65 ¢ en cours de séance.

«Il y a beaucoup de volatilité dans l'énergie et les ressources et aussi l'or, c'est ce qui affecte le Canada», commente Andrew Busch, spécialiste d'une filiale de la Banque de Montréal.

Le matin, Statistique Canada annonçait une hausse en janvier du taux de chômage, soit 0,1 à 6,6 %, alors que s'ajoutaient à l'économie canadienne quelque 26 000 emplois, mieux que le pronostic de 22 000. L'agence fédérale calculait également que le surplus du commerce international de marchandises du Canada en décembre avait augmenté de 11,6 % à 7,69 milliards.

New York

À la cote new-yorkaise, le brut léger pour mars a diminué de 0,78 $ à 61,84 $US le baril. L'Agence internationale de l'énergie expliquait que, d'un côté, la cherté du pétrole ralentit la demande et que, de l'autre, les cours demeurent élevés à cause des craintes pour l'approvisionnement que suscitent les tensions géopolitiques en Iran et au Nigeria. La cote du gaz naturel a baissé également au marché Nymex.

Le métal jaune aussi s'avérait volatil à New York, avec une chute de 14,60 $ à 553,50 $US l'once. Son indice sectoriel à Toronto laissait 1,9 % alors que Kinross Gold diminuait de 0,36 $ à 11,29 $, Eldorado Gold cédait 0,22 $ à 4,96 $, toutefois Barrick a pris 0,03 $ à 33,00 $.

La Bourse de New York a progressé cette semaine grâce à des résultats de sociétés rassurants et à la baisse du pétrole mais elle sera dominée la semaine prochaine par le premier discours du nouveau président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke et ses conséquences.

Lors de la semaine écoulée, l'indice des 30 valeurs vedettes, le Dow Jones Industrial Average (DJIA), a gagné 1,16 % à 10 919,05 points.

L'indice composite du Nasdaq a très légèrement reculé (-0,03 %), terminant vendredi à 2.261,8 points.

L'indice élargi Standard and Poor's 500 (SP 500) a quant à lui avancé de 0,23 % sur la semaine, à 1 266,99 points.

Après une semaine agitée, la Bourse a finalement réussi à progresser grâce à des résultats d'entreprises jugés rassurants, en particulier ceux de PepsiCo et de Cisco Systems. Ces résultats ont clôturé sur une note positive le gros de la saison des résultats trimestriels d'entreprises.

Mais les choses s'annoncent plus compliquées la semaine prochaine avec une nouvelle batterie d'indicateurs économiques. Surtout, comme le soulignent les économistes de la banque Ixis, «le grand rendez-vous des marchés sera le témoignage du nouveau gouverneur de la Fed, Ben Bernanke» qui a pris ses fonctions le 1er février.