En photo - De Lebel-sur-Quévillon à Montréal

Photo: Jacques Grenier

Le conflit de travail qui sévit à l'usine de Domtar à Lebel-sur-Quévillon, en Abitibi, se déplace à Montréal. Le syndicat de l'usine a loué un appartement pour trois mois près du centre-ville et enverra chaque semaine une poignée de membres pour manifester devant le siège social de l'entreprise.

Frappée de plein fouet par une crise qui touche l'ensemble de l'industrie forestière, la compagnie a annoncé le 24 novembre qu'elle devait interrompre la production à l'usine de pâte en raison de «facteurs économiques défavorables». La section locale 1492 du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ) affirme qu'il s'agit d'un «lock-out déguisé», puisque la fermeture est survenue alors que les parties négociaient le renouvellement de la convention collective. Les pourparlers à l'usine, qui compte au total 425 employés, avancent à pas de tortue. Au coeur du litige figurent notamment les coûts de main-d'oeuvre. La municipalité, qui a vu le jour avec la construction de l'usine de Domtar dans les années 60, affiche une population de 3200 habitants.