L'Industrielle Alliance réussit à hausser son bénéfice

En dépit de la restructuration de La Nationale Vie et de l'énergie qu'elle a dû consacrer à l'acquisition de Clarington, l'Industrielle Alliance a réussi à hausser son bénéfice au dernier trimestre de l'exercice 2005.

Pour la période de trois mois terminée le 31 décembre, les profits de la compagnie d'assurances de Québec se sont élevés à 46,7 millions, ou 58 ¢, comparativement à 34,3 millions, ou 43 ¢ par action, au quatrième trimestre 2004.

Les trois derniers mois de l'année se sont soldés par des primes et dépôts totalisant 872,5 millions, en hausse de 19 %. Selon l'entreprise, cette augmentation est surtout attribuable à de très bonnes ventes de fonds communs et de fonds distincts.

La société dit avoir obtenu un rendement sur ses capitaux propres de 14,1 % pour le trimestre, au lieu de 13,4 % à la même période l'année précédente.

«Le quatrième trimestre a été profitable à tout point de vue», a déclaré le p.-d.g. Yvon Charest dans un communiqué. L'Industrielle a en effet atteint ses objectifs financiers et poursuivi sa croissance au Québec et à l'extérieur, a-t-il fait valoir.

Grâce à l'acquisition de Clarington, l'Industrielle est désormais présente dans toutes les provinces canadiennes. Dans les fonds mutuels, 40 % de ses actifs proviennent de l'Ontario, 30 % de l'Ouest, 24 % du Québec et 6 % des Maritimes, a indiqué le responsable des relations avec les investisseurs, Jacques Carrière.

La situation est comparable dans la distribution de produits financiers. «Sans faire de bruit, nous avons pris pied dans toutes les régions», a fait remarquer le porte-parole.

La société étudiera les occasions d'affaires dans tous ces marchés, tant dans le créneau de la gestion de patrimoine que dans celui de l'assurance-vie.

Au 31 décembre 2005, l'actif sous gestion de l'Industrielle atteignait 12,0 milliards, comparativement à 11 milliards à pareille date en 2004.

La déconfiture de Norshield

Le dernier exercice annuel de la compagnie d'assurances s'est soldé par un bénéfice net de 132, 2 millions, ou 1,65 $, en baisse de 15 % par rapport à 2004. Cette chute s'explique essentiellement par la provision de 52,1 millions prise pour couvrir les pertes découlant de la déconfiture de Norshield.

Cette firme d'investissement, à laquelle l'Industrielle avait confié la gestion de certains fonds est actuellement sous la loupe des autorités canadiennes en valeurs mobilières. La compagnie a été placée sous tutelle et son administrateur provisoire, RSM Richter, n'espère plus récupérer qu'une petite partie de son actif sous gestion.

Norshield est soupçonnée d'avoir participé au transfert dans les Bahamas de sommes appartenant à la maison de production Cinar.

Hier à la Bourse de Toronto, l'action de l'Industrielle a gagné 23 ¢ pour terminer la séance à 30,50 $.