Marchés boursiers - Le TSX saute la barre des 12 000 points

Le président iranien, Mahmoud Ahmadine, visite une usine nucléaire. Les tensions entre l’Occident et l’Iran sur la question nucléaire inquiètent les investisseurs.
Photo: Agence Reuters Le président iranien, Mahmoud Ahmadine, visite une usine nucléaire. Les tensions entre l’Occident et l’Iran sur la question nucléaire inquiètent les investisseurs.

Toronto — L'indice principal de la Bourse de Toronto a clôturé au-dessus des 12 000 points pour la première fois hier grâce à la performance des secteurs du pétrole, de l'or et des mines. Ensemble, ils ont gonflé le TSX de 7,17 % depuis un an.

L'indice composé S&P/TSX de Toronto a terminé en hausse de 142,91 points, à 12 080,53, sa hausse la plus importante depuis le 3 janvier dernier. Le secteur de l'énergie a enregistré une hausse de 16 % alors que celui des mines a pris 15,6 %, et l'or, 15 %.

La Bourse de Toronto doit une partie de ses gains à des préoccupations géopolitiques, notamment l'incertitude des investisseurs face à l'Iran, ce qui a poussé à la hausse les cours du pétrole et dirigé les investissements vers les métaux. «L'Iran est certainement au coeur des préoccupations. Puisqu'il ne s'agit pas d'un problème d'approvisionnement temporaire mais bien d'une situation politique qui évolue [...], les marchés vont s'adapter au jour le jour», souligne le chef des placements chez BMO Banque privée Harris, Paul Taylor.

Le gouvernement iranien a annoncé dimanche qu'il poursuivrait son programme d'enrichissement de l'uranium et qu'il n'accepterait plus les visites surprises des inspecteurs de l'ONU dans ses installations nucléaires. Téhéran a fait cette annonce après que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) eut transféré le dossier nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

La Bourse de croissance TSX a clôturé à 2606,49 hier, en hausse de 34,86 points. Le volume était de 217,8 millions d'actions transigées.

À New York

À New York, l'indice Dow Jones a fini en très légère hausse hier. À la clôture, le Dow Jones a gagné 4,65 points, à 10 798,27 points, et l'indice composé du Nasdaq a perdu 3,78 points, à 2258,80 points. L'indice élargi Standard and Poor's (S&P 500) a progressé quant à lui de 0,99 point, à 1265,02 points.

En l'absence de résultats d'entreprises ou de chiffres macro-économiques, les inquiétudes liées à la perspective de voir la Réserve fédérale américaine (Fed) poursuivre sa hausse des taux ont continué de peser sur les indices, comme en fin de semaine dernière. «La Fed a indiqué que la probabilité qu'elle poursuive sa hausse des taux d'intérêt dépendrait des données macro-économiques», a expliqué Bob Doll, analyste de Merrill Lynch. «Cela veut dire que personne, même à la Fed, ne sait quand exactement interviendra la fin de la hausse des taux», a-t-il poursuivi.

Depuis la fin 2005, les investisseurs espèrent que la banque centrale va prochainement cesser de relever son principal taux directeur, actuellement situé à 4,5 %. Destinées à freiner l'économie et les pressions inflationnistes, ces hausses de taux pèsent sur les indices boursiers.

«L'incertitude est d'autant plus grande que la Fed a un nouveau président qui n'a pas encore fait ses preuves», a ajouté l'analyste.

En outre, les tensions entre l'Occident et l'Iran sur la question nucléaire inquiètent les investisseurs, ont noté les analystes. Pour toutes ces raisons, «le marché est nerveux», a résumé Michael Metz, analyste chez Oppenheimer.