L'Impériale bat ses propres records

La Compagnie pétrolière Impériale a battu son record de l'an dernier en inscrivant, en 2005, un bénéfice net de 2,6 milliards. Filiale d'Exxon Mobil, qui a annoncé la semaine dernière les plus importants profits jamais comptabilisés dans l'histoire des entreprises américaines, l'Impériale a profité de la flambée des cours énergétiques et de l'élargissement des marges bénéficiaires dans l'activité de raffinage.

Pour l'exercice clos le 31 décembre 2005, l'Impériale a dégagé un bénéfice net de 2,6 milliards, ou de 7,59 $ par action, une performance quelque peu amoindrie cependant par l'appréciation du dollar canadien par rapport à la devise américaine, a-t-elle souligné. «C'est le bénéfice net le plus élevé de l'histoire de la compagnie, qui surpasse le sommet de 2,05 milliards (5,74 $ l'action) enregistré en 2004», peut-on lire dans le communiqué. Ce résultat a été obtenu sur des ventes de 27,8 milliards l'an dernier, contre 22,4 milliards un an plus tôt, et s'est traduit par un rendement moyen sur fonds propres de 40,2 %, contre 34,6 %.

Au quatrième trimestre, le bénéfice net a bondi de 90 %, à 1,02 milliard contre 538 millions au quatrième trimestre de 2004, alors que les produits d'exploitation ont augmenté de 21 %, de 6,14 milliards à 7,46 milliards.

«En 2005, la solidité de l'exploitation jumelée à un contexte de prix très robuste s'est soldée par un bénéfice record, ce qui a permis de verser aux actionnaires plus de 2,1 milliards par le rachat d'actions et le paiement de dividendes», a ajouté la pétrolière intégrée. Du même souffle, le conseil d'administration a annoncé un fractionnement 3 pour 1 de l'action, qui s'échangeait hier à 120 $.

L'Impériale a ajouté que le prix du pétrole avait progressé, en moyenne, de 29 % au quatrième trimestre et de 42 % au cours de l'exercice. Cette hausse est de 24 % et de 32 % respectivement lorsque l'appréciation du dollar canadien est prise en compte. Outre cette poussée, la performance de 2005 s'appuie également sur «l'élargissement des marges de raffinage dans l'ensemble du secteur», a-t-elle ajouté, faisant ressortir un bond de 48 % (à 263 millions) du bénéfice net tiré des produits pétroliers au quatrième trimestre (de 25 %, à 694 millions, pour l'exercice 2005).

La semaine dernière, Exxon Mobil, qui détient 69,6 % de l'Impériale, avait annoncé le bénéfice net le plus élevé de l'histoire des entreprises américaines, à 10,7 milliards $US au quatrième trimestre et à 36,1 milliards pour l'ensemble de l'exercice.