Le Devoir

Les nouveaux maîtres de l'univers

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Les nouveaux maîtres de l'univers

20 mai 2022

Par un tweet ou par un chèque, ils soufflent le chaud et le froid sur la planète économique. Ils sont connus – ou pas – du grand public. Qui sont-ils? Voici douze de ces nouveaux «maîtres de l’univers» qui n’ont de super pouvoirs que leur capacité à influencer de façon importante un ou l’autre des principaux secteurs économiques d’aujourd’hui et de demain.

Place aux « jeunes » !

Dresser un palmarès demeure un exercice à tous les coups subjectif. Comme bien d’autres choses, la pandémie semble avoir également accéléré une certaine passation des pouvoirs dans la sphère économique. Cet effet de nouveauté est un critère important dans ce palmarès.

Certains grands noms qui dominent constamment les classements économiques ont été laissés de côté pour des raisons simples. Par exemple : Warren Buffett, surnommé l’oracle d’Omaha, est de plus en plus contesté. Bill Gates et son ex-femme Melinda French Gates ont fait pleuvoir des dizaines de milliards de dollars en soutien à de multiples causes grâce à leur fondation, mais on peut difficilement les qualifier de « nouvelles » personnalités influentes.

Et le Canada ?

S’il y a une constante sur la planète économique, c’est le poids du Canada : il est négligeable. Ce qui ne revient pas à dire que l’économie canadienne ne fonctionne pas, au contraire : les principaux indicateurs économiques en font foi. Mais pris individuellement, les Canadiens n’ont que très peu d’influence sur le cours des choses macroéconomiques.

Ses principaux géants sont des banques, des sociétés pétrolières et des entreprises de télécommunications qui, à l’échelle mondiale, sont de taille moyenne, au mieux. Shopify est devenu le numéro deux mondial du commerce électronique derrière Amazon, mais son fondateur et principal dirigeant Tobias Lütke demeure bien plus effacé qu’un Jeff Bezos. Le cofondateur et président du conseil d’Alimentation Couche-Tard, Alain Bouchard, pourrait être l’homme d’affaires québécois le plus influent sur la planète… si seulement ce rôle l’intéressait.

Et les femmes ?

Pourquoi n’y a-t-il pas plus de femmes dans ce classement des « maîtres » de l’univers ? Cela ne signifie pas qu’il n’en existe pas à la tête de grandes entreprises ou de conglomérats. Il suffit de penser à la femme d’affaires Mary Barra qui a pris les rênes, en 2014, de la direction du constructeur automobile américain General Motors — devenant la première femme à diriger un grand constructeur automobile. Il y a aussi la multimilliardaire française Françoise Bettencourt Meyers, à la tête de L’Oréal, ou la richissime philanthrope américaine Julia Koch.

Pourtant, force est de constater que sur la planète économique et financière, les hommes continuent de s’imposer. Un rapide coup d’œil à la liste des 50 personnes les plus riches du monde de Forbes permet de relever qu’à peu près le quart seulement du classement fait place à des femmes. Et parmi les 50 entreprises du monde avec les plus forts revenus ? On retrouve seulement trois dirigeantes : la Chinoise Jessica Tan Sin-yin, co-p.-d.g. de Ping An Insurance Group, et les Américaines Jane Fraser à la tête de la Citi et Karen S. Lynch, de CVS Health. Bref, il reste encore bien du chemin à faire.