Le discours sur l’état de l’Union 2019 en chiffres et analyses

C’est le 5 février que le président américain, Donald Trump, a prononcé son deuxième discours sur l’état de l’Union, retardé d'une semaine en raison de la plus longue paralysie administrative partielle de l’histoire du pays.

Un discours dans la norme
Le discours prononcé par le président Trump contenait approximativement 5500 mots. Cette longueur est comparable à celle de son discours de l'an dernier et aux discours de George W. Bush, mais plus courte de près de 1000 mots que la longueur moyenne des discours de Barack Obama.
Quatre thématiques dominantes
Le discours du président Trump a couvert l’économie, l’immigration, la politique intérieure et les affaires internationales. L’équipe du Devoir a également recensé les banalités.
Un discours dosé
On remarque les banalités d’usage en début et en fin de discours, mais également la présentation des invités et des appels au patriotisme pour entrecouper les propositions d’actions ou de politiques publiques.
L’immigration et les affaires internationales
Outre les banalités, ces thématiques ont été le cœur du discours. La discussion des affaires internationales a porté sur les partenariats commerciaux avec le Canada, le Mexique et la Chine, mais aussi sur les menaces sécuritaires que sont l’Iran et le groupe État islamique.
Un appel soutenu au peuple américain
Une fois le texte nettoyé des mots sans signification (articles, pronoms, etc.), on obtient la liste des mots les plus utilisés regroupés par champ lexical. « L’Amérique » et les thématiques importantes sont ici représentées.
Un discours différent de ceux d’Obama
Plus un mot s’éloigne de la diagonale, plus il est spécifique à la personne. Obama misait plus sur «les gens» et les « emplois » dans l’ensemble de ses discours, tandis que Trump met plutôt l’accent sur le patriotisme avec l’appel au « pays » et à « l’Amérique ».
Une divergence aussi présente avec Bush
Trump utilise plus souvent les mots reliés aux « Américains », les gens, alors que Bush utilisait plutôt l’appel au pays, « America ». Conséquence de la guerre qu’il y a menée, Bush mentionnait plus souvent « l’Irak » que Trump.
Un engouement sur la twittosphère
Le discours sur l’état de l’Union demeure un événement fortement commenté sur les réseaux sociaux. De l’entrée dans la Chambre des représentants de Trump jusqu’à sa sortie, 150 000 tweets ont été envoyés utilisant les mots-clics #SOTU ou #SOTU2019.
Un discours marqué par deux controverses
Le graphique présente l’ensemble des tweets envoyés par blocs de 5 minutes. Ce regroupement permet de mieux cibler les thématiques couvertes, mais aussi d’éliminer le bruit de fond de la twittosphère. De ce discours, on souligne deux moments clefs.
Le mur, le mur, le mur
La discussion sur la crise migratoire supposée à la frontière sud des États-Unis et la proposition de Trump d’y construire un mur « intelligent, stratégique et en acier » a généré plus de 2000 réponses par minute.
L’avortement
Le 2e sommet a été généré par la mention de Trump de législateurs new-yorkais célébrant l’adoption d’une loi permettant « d’arracher un bébé de l’utérus de sa mère quelques moments avant sa naissance » et sa demande au Congrès d’y remédier.

Infographies réalisées en collaboration
avec le groupe jData de Polytechnique Montréal/UQAM