Le projet Atlantic Loop ne suffira pas à réduire les émissions de GES à lui seul

HALIFAX - Le projet d'établir un corridor énergétique pour fournir aux quatre provinces de l'Atlantique de l'électricité en provenance du Québec et du Labrador les aidera à diminuer les émissions de GES, mais ne permettra pas de les éliminer totalement à lui seul.

C'est ce que conclut une nouvelle étude.

Le projet Atlantic Loop est estimé à 5 milliards $.

Selon l'étude réalisée par une association de défense de l'environnement de Halifax, Ecology Action Centre, la demande en électricité grimpera lorsque l'utilisation du charbon sera progressivement éliminée.

Le modèle utilisé pour l'étude laisse croire que le projet Atlantic Loop est important pour répondre à la future demande en électricité, mais il doit être combiné avec l'exploitation d'autres sources énergétiques renouvelables et des mesures d'efficacité.

Trouver de nouvelles sources d'électricité sera particulièrement important pour le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, les deux seules provinces de la région à encore utiliser des centrales fonctionnant au charbon.

L'étude rappelle que le gouvernement fédéral n'acceptera pas que la centrale de Belledune au Nouveau-Brunswick brûle du charbon après 2030. De son côté, la Nouvelle-Écosse continue de gérer quatre centrales alimentées au charbon et au coke de pétrole. La plus importante, située à Lingan, a une capacité de 620 mégawatts.

L'étude mentionne également que l'approvisionnement en électricité en provenance du Québec et du Labrador «pourrait être remis en question» en raison de la forte concurrence exercée par d'autres fournisseurs provenant des États-Unis et de l'Ontario.

Les premiers ministres des provinces atlantiques ont discuté au cours des derniers mois avec le gouvernement fédéral du financement du projet Atlantic Loop, mais celui-ci ne s'est pas encore engagé à ce sujet.

Le ministre néo-écossais des Ressources naturelles et renouvelables, Tory Rushton, dit que des discussions sont en cours.

«Jusqu'à présent, nous n'avons pas officiellement présenté une requête au gouvernement fédéral, a-t-il déclaré la semaine dernière. Nous sommes en train de compléter notre estimation des coûts du projet.»

Il reconnaît toutefois que si quelque chose doit être annoncé, cela sera fait plus tôt que tard.

«Nous avons des objectifs assez ambitieux. 2030 n'est plus si loin. Nous réalisons que des décisions devront être prises très bientôt.»

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