Transport aérien: le gouvernement doit appuyer la coop TREQ, selon le PQ

QUÉBEC - L'opposition et la CSN pressent le gouvernement d'appuyer financièrement le projet de coopérative TREQ pour améliorer le transport aérien dans les régions et casser les prix.

TREQ soutient pouvoir vendre un billet d'avion Sept-Îles - Montréal à 350 $, au lieu des 1200 $ sur le marché actuel. Cette coopérative a déjà obtenu l'adhésion de 15 000 membres sociétaires et l'appui de la CSN.

«C'est un signal fort que cette clientèle sera présente», a plaidé le leader parlementaire du PQ, Martin Ouellet, en conférence de presse à l'Assemblée nationale, mardi.

Depuis la première vague de la pandémie, Air Canada a abandonné des liaisons en région et plusieurs voix s'élèvent pour exiger le rétablissement de ce service jugé essentiel.

Le Parti québécois (PQ) est désespéré d'attendre le plan d'action promis depuis 16 mois par le ministre des Transports, François Bonnardel.

Le PQ déplore aussi le refus du gouvernement d'accorder un prêt de 4 millions $ à la coopérative.

«C'est un levier de développement socio-économique fondamental pour les régions», a insisté le chef parlementaire péquiste, Joël Arseneau, au côté de M. Ouellet.

«Pour que les régions fassent partie de la relance post-pandémie, il faut savoir maintenant (s'il y aura un appui financier), afin d'avoir des services au printemps, à l'été ou à l'automne prochain.»

Le président du Conseil central de la CSN de la Côte-Nord, Guillaume Tremblay, a fait valoir que le modèle d'affaires était viable et avantageux.

«Sur la Côte-Nord, ça fait plus de 30 ans qu'on attend d'avoir une libre concurrence dans l'aviation, pour être capable d'avoir de meilleurs prix, de meilleurs services, parce qu'on le sait, depuis plusieurs années, il est déficient, ce service-là.»

En vertu de la grille tarifaire présentée à la CSN par TREQ, un billet Sept-Îles - Montréal coûterait 350 $, par rapport à 1200 $ actuellement, a fait savoir selon M. Tremblay.

M. Ouellet demande au ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, de se coordonner avec son collègue, M. Bonnardel, pour faire décoller TREQ.

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