Legault recule sur la contribution santé qu'il voulait imposer aux non-vaccinés

QUÉBEC - Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) abandonne finalement l'idée d'imposer une contribution santé aux non-vaccinés.

 

Le premier ministre François Legault en a fait l'annonce mardi, jour de rentrée parlementaire à Québec. Dans les derniers jours, les partis d'opposition avaient tous exprimé leur malaise face à cette taxe santé.

 

En conférence de presse à Québec, M. Legault a déclaré avoir constaté que l'annonce d'une taxe santé avait divisé les Québécois, et qu'il était de son devoir de «faire avancer le Québec dans un climat social serein».

 

«Mon rôle comme premier ministre, c'est de rassembler les Québécois», a-t-il affirmé.

 

Québec renonce donc à déposer un projet de loi cette session, afin d'imposer une taxe d'environ 100 $ à 800 $ à ceux qui refusent sans raison médicale de recevoir le vaccin contre la COVID-19.

 

Le 11 janvier dernier, M. Legault avait déclaré que les personnes non vaccinées étaient devenues un fardeau pour le réseau de la santé.

 

Son objectif était de répondre à la grogne populaire et forcer les réfractaires à relever leur manche. Le directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, n'avait pas voulu se prononcer sur cette idée.

 

M. Legault en a également profité mardi pour annoncer quelques assouplissements, comme la réouverture des gyms, des spas et la reprise des sports pour les adultes le 14 février.

 

Il a notamment fait valoir que les hospitalisations dues à la COVID-19 avaient diminué de 426 depuis une semaine, passant de 3278 à 2852, et qu'il y avait moins d'employés absents.

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