Au cirque, l’union fait la force

Mené par Les 7 Doigts de Montréal, Artcirq d’Igloolik et Taqqut Productions d’Iqaluit, «Unikkaaqtuat» est une production multidisciplinaire majeure qui combine les arts du cirque, la musique, le théâtre et les projections vidéo.
Photo: Sébastien Lozé Mené par Les 7 Doigts de Montréal, Artcirq d’Igloolik et Taqqut Productions d’Iqaluit, «Unikkaaqtuat» est une production multidisciplinaire majeure qui combine les arts du cirque, la musique, le théâtre et les projections vidéo.

C’est un mélange de cultures et un mélange de genres. Le spectacle Unikkaaqtuat, qui signifie en inuktitut « Histoire des temps anciens », présenté au Centre national des arts, a été conçu en collaboration par Les 7 Doigts, la compagnie de cirque Artcirq et les productions Taqqut. La production prend sa source dans les mythes inuits fondateurs à une époque où, dit-on, « la vie ne connaissait pas la mort », « les jours n’avaient pas de nuits », et où « les Inuits n’avaient pas encore rencontré les Européens ».

« Le Nord est vaste. Plusieurs autres versions de ces vieilles histoires ont circulé dans le territoire à travers le temps. Certaines sont encore fortes et vivantes dans nos vies et dans nos esprits, mais certaines sont sur le point d’être oubliées. Il s’agit d’une autre tentative de garder ces histoires vivantes », expliquent les codirecteurs artistiques d’Unikkaaqtuat. Le spectacle, qui traverse les disciplines, regroupe des acteurs, des musiciens et des acrobates, inuits et non inuits, de Montréal, du Nunavut et du Nunavik. La compagnie de cirque Artcirq est basée à Igloolik, au Nunavut, tandis que les productions Taqqut sont installées à Iqaluit.

 

Unikkaaqtuat, présenté jusqu’au 12 janvier, regroupe, dit-on, une nouvelle génération de conteurs du Nord. La vidéo est une création de Germaine Arnaktauyok. Les codirecteurs artistiques du spectacle sont Patrick Leonard, des 7 Doigts, Terence Uyarak, Neil Christopher, Guillaume Itukssarjuat Saladin, Alex Arnatsiaq et Germaine Arnaktauyok.

Au Québec, à la Tohu, le spectacle Halka, par le Groupe acrobatique de Tanger, prend l’affiche à partir du 19 janvier jusqu’au 9 février. Au Maroc, la halka est considérée comme « un art qui existe depuis la nuit des temps. Elle correspond « au cercle formé par la foule autour d’un spectacle forain ». Les 14 artistes invités utiliseront également différents objets de la tradition nord-africaine.

Du 12 au 14 mars, le tournoi de l’Improcirque reprend l’affiche. Seize artistes circassiens se joindront à quatre comédiens pour s’affronter dans une compétition dont l’issue sera entre les mains du public.

Les 21 et 22 mars, la troupe espagnoleVaivén Circo présente à la Tohu Esencial, un spectacle inspiré du jeu pour enfants l’Arc-en-ciel, de Waldorf, composé de piliers et d’arcs. Cinq artistes exploiteront les possibilités de ce jeu à l’architecture changeante, pouvant passer en quelques secondes de l’harmonie au chaos.

Du 8 au 13 avril, c’est à un spectacle muet, et à un « éloge de la lenteur » que nous convie la troupe Les Foutoukours avec Glob, qui met en scène un duo mêlant acrobaties, clown et théâtre.

En avril, le Cirque du Soleil monte son chapiteau dans le Vieux-Port de Montréal pour présenter son nouveau spectacle, mis en scène par Es Devlin, dont le nom n’a pas encore été dévoilé. On promet une chorégraphie et des acrobaties de haut niveau et un univers visuel surprenant.

Enfin, du 28 avril au 3 mai, la troupe allemande Familie Flöz propose Hotel Paradiso, à la Tohu, alliant comédie physique et théâtre masqué.