Au calendrier

Nathalie Mallette, Patrice Dubois, Olivier Kemeid, Marie Brassard, Philippe Racine, Tatiana Zinga Botao et Laetitia Isambert seront de la prochaine saison du Quat’Sous.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Nathalie Mallette, Patrice Dubois, Olivier Kemeid, Marie Brassard, Philippe Racine, Tatiana Zinga Botao et Laetitia Isambert seront de la prochaine saison du Quat’Sous.

Un Quat’Sous en pleine mutation

 

Olivier Kemeid, directeur artistique du Théâtre de Quat’Sous, a choisi la mutation comme fil rouge pour tisser sa saison 2019-2020. Protéiforme, celle-ci se déclinera à travers des propositions complémentaires, à commencer par la crise migratoire que se réserve Olivier Kemeid en revisitant L’Éneide en ouverture. Suivra Le ravissement, une pièce d’Étienne Lepage sur « les tentatives de libération (ou simple jeu ?) du personnage volontairement archétypé de la jeune fille ». Avec Éclipse, Marie Brassard tentera de ramener à la lumière les femmes poètes de la Beat Generation. Alexandre Castonguay invitera à prendre la route de la mémoire avec Courir l’Amérique créée avec la complicité de Patrice Dubois, tandis que Frédéric Dubois, lui, renouera avec le collage ducharmien À quelle heure on meurt ? signé Martin Faucher. En rappel, on pourra aussi voir l’excellent Tigre bleu de l’Euphrate et le galvanisant Hidden Paradise.

Un FASS tout en éclectisme affirmé

 

 

À tout seigneur, tout honneur, c’est Guillaume Côté, directeur artistique du Festival des arts de Saint-Sauveur (FASS) qui donnera le coup d’envoi de la 28e édition le 25 juillet avec Crypto, créé avec le librettiste Royce Vavrek sur une musique de Mikael Karlsson. Le jazz exubérant de Fats Waller donnera le ton à All Good Things Come to an End, de Dorrance Dance, qui arrivera aussi avec SOUNDspace pour donner un coup de fouet à la danse à claquettes. On verra aussi le retour du Complexions Contemporary Ballet avec From Bach to Bowie et la première québécoise de Trace, de la compagnie autochtone Red Sky Performance. S’ajouteront d’autres propositions, dont certaines musicales, avec le retour des Violons du Roy à l’enseigne du FASS et l’Orchestre métropolitain en cadeau de clôture.

 

Sentir l’air du temps au Périscope

 

Douze productions donneront le ton à la 34e saison du Périscope, qui souhaite entraîner le public « dans une quête identitaire fougueuse et riche » pour penser la suite du monde. L’ouverture se fera sous le signe du 30e anniversaire de la compagnie Théâtre Sortie de Secours avec la renaissance du Miel est plus doux que le sang. Octobre appartiendra en partie à Jean-Denis Beaudoin qui signe Dévoré(s), un texte mêlant onirisme et violence. L’année 2019 se clora sur l’ambitieux Constituons ! de Christian Lapointe, qui fera ses débuts au FTA au printemps, tandis que 2020 débutera avec les plus récentes pièces de Steve Gagnon et de Philippe Ducros, vues à Montréal cet hiver : Pour qu’il y ait un début à votre langue et La cartomancie du territoire. Parmi les autres propositions de la saison, notons Le projet HLA de La Trâlée, mais aussi Néon Boréal du Théâtre du Trillium et Sous la hotte, ainsi qu’un regard critique mais bienveillant sur les résidences pour aînés avec Tout inclus.