Dernier droit pour le prix Siminovitch

La dramaturge Carole Fréchette l'a reçu. La scénographe Louise Campeau aussi. Les artistes québécois ont donc fait mouche deux fois sur trois avec le prix Elionore et Lou Siminovitch en théâtre, la récompense annuelle la plus importante du genre au pays puisqu'elle comprend un chèque de 75 000 $ pour un artiste arrivé à mi-carrière et un autre de 25 000 $ pour un protégé de son choix.

Le prix, fondé il y a trois ans, reconnaît à la queue leu leu un metteur en scène, un dramaturge et un scénographe. Cette année, le cycle triennal recommence, plaçant donc la mise en scène à l'honneur. La date limite pour la soumission d'un dossier de candidature pour le prix Siminovitch 2004 est le 25 mai. La récompense sera remise le 26 octobre.

Bon an, mal an, le prix reçoit entre 25 et 35 dossiers, le quart provenant du Québec. Pas de panique pour ceux qui désirent faire mousser les candidatures des Serge Denoncourt, René Richard Cyr et autres Wajdi Mouawad: la majorité des propositions étoffées parviennent au comité au cours de la dernière semaine de jeu. On peut se procurer en ligne des renseignements sur la récompense et le formulaire à l'adresse siminovitchprix.com.

Leonard McHardy, cofondateur de TheatreBooks de Toronto, la librairie des arts de la scène la plus importante au Canada, préside le nouveau jury. Il sera appuyé par Marie-Hélène Falcon, l'âme dirigeante du Festival de théâtre des Amériques, Robert Wallace, professeur à l'université York et lui-même dramaturge, Mary Walsh, très célèbre comédienne pour son travail dans le cadre de l'émission décapante This Hour Has 22 Minutes, et Bob White, directeur artistique de la compagnie Alberta Theatre Projects de Calgary.

Lou Siminovitch est un éminent scientifique canadien, originaire de Montréal. Son épouse, Elionore, se passionnait pour le théâtre. Le prix en leur honneur, créé en 2001, est commandité par BMO Groupe financier.