Un Rideau Vert proche des gens

Mercedes Palomino et Yvette Brind'Amour
Photo: Télé-Québec Mercedes Palomino et Yvette Brind'Amour

Dire vrai, pour mieux transmettre l’émotion. La directrice artistique du Rideau Vert, Denise Filiatrault, poursuit son examen de la nature humaine en plaçant sa saison 2017-2018 sous le signe de la complexité des rapports humains. Celle-ci a profité du dévoilement mardi pour saluer les fondatrices du théâtre, Mercedes Palomino et Yvette Brind’Amour, dont les noms coifferont désormais un parc niché tout près du théâtre de la rue Saint-Denis, au sud de Villeneuve, entre Drolet et Henri-Julien.

Le dévoilement de la plaque d’identification pour le parc Palomino-Brind’Amour est un honneur « pleinement mérité », a fait valoir Mme Filiatrault. Elle s’est réjouie de voir la Ville de Montréal saluer l’apport de « deux femmes qui ont marqué la culture québécoise » en fondant le Rideau Vert, en 1948, pour ainsi perpétuer « leur mémoirepour les futures générations ».

Ce nouveau toponyme a été attribué dans le cadre de l’opération « Toponym’Elles » visant à accroître la présence des femmes dans la toponymie montréalaise. Mmes Palomino et Brind’Amour « ont été une source d’inspiration incroyable pour nombre de femmes. C’est donc un juste retour du balancier que de leur rendre hommage en donnant leur nom à un parc », a expliqué Manon Gauthier, responsable de la culture, du patrimoine, du design, d’Espace pour la vie ainsi que du statut de la femme au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Dominée par de grands classiques contemporains, la saison prochaine mitonnée par Denise Filiatrault s’inscrit en droite ligne dans l’esprit de ses fondatrices, ouvertes sur le monde et sa complexité. Elle s’ouvrira sur La mort d’un commis voyageur, d’Arthur Miller, à travers la lunette de Serge Denoncourt.

En janvier, suivra L’homme éléphant de Bernard Pomerance, dans une mise en scène de Jean Leclerc, avec le multidoué Benoît McGinnis dans la peau de cet être qui nous semble si différent. Le printemps sera celui d’Impromptu, une comédie adaptée librement par Marie-Josée Bastien d’après le scénario de Sarah Kernochan autour de la figure de George Sand.

En clôture, le Rideau Vert proposera un triangle amoureux avec Trahison d’Harold Pinter, traduit par Maryse Warda et mis en scène par Frédéric Blanchette. Sans oublier le rendez-vous des Fêtes, 2017 revue et corrigée,qui sera dirigé par René Simard, épaulé par une nouvelle équipe d’auteurs.