Wajdi Mouawad à la tête d’un des plus grands théâtres de France

Wajdi Mouawad est très présent sur les scènes françaises et internationales.
Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir Wajdi Mouawad est très présent sur les scènes françaises et internationales.

Paris — L’auteur, metteur en scène et comédien libano-canadien Wajdi Mouawad a été nommé mercredi à la direction du Théâtre national de la Colline, l’une des plus grandes scènes de France, a annoncé le ministère français de la Culture.

Wajdi Mouawad, 47 ans, né au Liban, est l’auteur d’un théâtre lyrique profondément marqué par la question de la mémoire et de la filiation. Sa saga Le Sang des Promesses avait marqué en 2009 le Festival d’Avignon. Incendies a été ensuite adapté au cinéma par le réalisateur canadien Denis Villeneuve et a remporté plusieurs prix.

Installé au Québec depuis 1983, Mouawad est très présent sur les scènes françaises et internationales. Sa nomination «vient affirmer le choix d’un théâtre du récit, lyrique, populaire et métissé», a estimé la ministre française de la Culture, Audrey Azoulay.

Wajdi Mouawad est à l’affiche actuellement à Paris avec Phèdre(s), pièce portée par Isabelle Huppert et mise en scène par Krzysztof Warlikovski au Théâtre de l’Odéon, dont il a écrit une partie.

Il a signé une vingtaine de textes pour le théâtre, souvent nourris par la douleur de l’exil, l’enfance et l’adolescence, comme dans le cycle Domestique décliné en plusieurs pièces (Soeurs, Père, Mère...) Il a aussi entrepris de porter au plateau les sept tragédies de Sophocle et a travaillé avec les adolescents dans le projet Avoir 20 ans en 2015 auquel ont participé 50 jeunes de France, de Belgique et du Canada.

Pour le théâtre de la Colline, basé dans l’est de Paris, «il fait le pari de réunir créateurs, auteurs et penseurs qui voudront révéler, notamment aux adolescents, la nature politique de l’écriture et la place fondamentale qu’elle peut avoir dans la vie publique», selon le communiqué du ministère de la Culture.  

1 commentaire
  • Diane Pelletier - Abonnée 6 avril 2016 10 h 50

    Bravo

    Je suis ravie de cette nomination. W.Mouawad est un vrai homme de théâtre, il en comprend l'idée même et l'utilise comme propagande d'un monde qui doit se souvenir
    de ses très grands paradoxes.