«Grandir, penser… et se faire plaisir»

Les « coups de cœur » de la directrice artistique Denise Filiatrault (à droite) aspirent à composer une saison en équilibre entre l’accessibilité et la qualité.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Les « coups de cœur » de la directrice artistique Denise Filiatrault (à droite) aspirent à composer une saison en équilibre entre l’accessibilité et la qualité.

Du vaudeville à la tragédie moderne en passant par la comédie romantique, le Théâtre du Rideau vert a dévoilé jeudi en fin de journée une programmation, comme à l’habitude, bigarrée à souhait. Encore une fois, les « coups de coeur » de la directrice artistique Denise Filiatrault aspirent à composer une saison en équilibre entre l’accessibilité et la qualité. La ligne éditoriale ? « Grandir, penser, se détendre et se faire plaisir. »

Denise Filiatrault mettra elle-même en scène la pièce d’ouverture, oeuvre de l’un de ses auteurs fétiches : Georges Feydeau. Il s’agit cette fois de Monsieur Chasse !, l’histoire d’un homme qui prétexte une partie de chasse pour tromper sa femme, mais qui se retrouve lui-même cocu. « Les portes claquent, les malentendus s’accumulent et les pantalons se perdent dans la frénésie de cette comédie légère », promet-on. Avec Diane Lavallée et Carl Béchard. Du 15 septembre au 10 octobre.

Jean-Philippe Lehoux incarnera quant à lui un aventurier en vadrouille dans Napoléon voyage, pièce qu’il a écrite et que mettra en scène Philippe Lambert. À travers ses périples parfois pathétiques au Japon, en Bosnie ou encore en Norvège, l’auteur-protagoniste interroge son humanité. Du 27 octobre au 7 novembre.

Il ne saurait désormais être de saison complète au Rideau vert sans le spectacle satirique de fin d’année Revue et corrigée. Alain Zouvi dirigera l’inénarrable Suzanne Champagne, de même que Martin Héroux ainsi que France Parent, entre autres clowns. Du 24 novembre au 19 décembre.

Mamet, Dubillard, Ruquier…

Par la suite, on ne voudra pas rater l’indémodable pièce de David Mamet, Glengarry Glen Ross. Une critique cinglante du néolibéralisme à l’américaine, avec pour microcosme social une agence immobilière et ses vendeurs aux abois, cette oeuvre ayant fait date n’a rien perdu de sa verve ou de sa force de frappe depuis sa création en 1983. Frédéric Blanchette dirigera, tandis que Denis Bouchard, Éric Bruneau, Fabien Cloutier et Sébastien Rajotte s’affronteront. Du 2 au 27 février.

Le printemps venu, Denis Marleau mettra en scène un collage de son cru de textes de Roland Dubillard que livreront Sylvie Léonard et Bruneau Marcil : Les diablogues. Entre drôlerie et réflexion, les deux larrons discutent, argumentent, aucun sujet, aussi trivial soit-il, n’échappant à l’implacable logique de l’absurde. Du 29 mars au 23 avril.

C’est sous le regard de Cupidon que se clora la saison, alors que Geneviève Schmidt et Patrick Hivon — quelle bonne idée d’avoir réuni ces deux-là ! — se livreront à un pas de deux amoureux compliqué par le fait qu’ils sont, à la base, de vieux amis. Écrite par l’humoriste et animateur français Laurent Ruquier (On n’est pas couchés), la pièce Je préfère qu’on reste amis a été adaptée et sera mise en scène par Denise Filiatrault, qui bouclera ainsi la boucle. Du 17 mai au 11 juin.