Une nouvelle salle pour Premier Acte?

Le Centre culture et environnement Frédéric Back
Photo: Google Maps Le Centre culture et environnement Frédéric Back

Premier Acte, un organisme de Québec ayant pour mandat de favoriser la diffusion d’oeuvres théâtrales d’artistes de la relève, est victime de son succès. Logé dans le Centre culture et environnement Frédéric Back, Premier Acte a en effet connu une forte croissance depuis une douzaine d’années, si bien que ses locaux, du moins dans leur disposition actuelle, peinent à desservir adéquatement un public qui n’a en outre pas fini de se développer. Se rangeant aux arguments de l’organisme, le comité exécutif de la Ville de Québec a accordé une subvention de 20 000 $ pour la réalisation d’une étude de faisabilité chargée de déterminer la pertinence d’un agrandissement ou d’un déménagement.

Fondé en 1994, Premier Acte propose une dizaine de spectacles par année pour un total d’environ 125 représentations. L’an dernier, plus du quart a été donné à guichets fermés.

« Il faut savoir qu’on n’a pas de foyer en tant que tel pour accueillir le public, a expliqué au Devoir Marc Gourdeau, directeur général de Premier Acte. C’est le hall du Centre culture et environnement Frédéric Back qui fait office de foyer, et ses dimensions ne permettent plus d’accommoder le nombre de spectateurs. Ce qui fait qu’on ouvre les portes plus tard et que ces derniers patientent dehors plus longtemps. »

De petite dimension, la salle de spectacle proprement dite accueille quelque 80 places. « Une rangée supplémentaire d’une douzaine de sièges n’est pas possible à cause de la hauteur de plafond disponible, qui n’est que de neuf pieds et six pouces — il s’agit de l’ancienne salle de récréation d’une école primaire. Il s’agit des deux enjeux principaux : la nécessité d’un foyer et l’augmentation de la hauteur de plafond disponible. Sans parler des loges… »

Plus efficient, pas plus grand

L’initiative a été mise en branle dans la foulée de démarches similaires entamées par le Centre culture et environnement Frédéric Back, propriétaire d’un stationnement extérieur qui jouxte le bâtiment. En vertu d’une entente avec la commission scolaire de la Capitale, cette dernière en a l’usage exclusif jusqu’en 2018, après quoi, le Centre, qui a déjà agrandi en 2003, serait techniquement libre d’y prolonger son édifice.

« Tout cela est embryonnaire. On va explorer toutes les avenues, comme de construire une nouvelle salle de spectacle dans un éventuel prolongement du Centre et de transformer l’actuelle salle de spectacle en salle de répétition, voire de déménager. À ce stade très préliminaire, on n’écarte rien. »

Au sujet d’une hypothétique nouvelle salle de spectacle, Marc Gourdeau précise que le but n’est pas d’agrandir celle-ci. « C’est vraiment la question de la hauteur qui prime ; on ne souhaite pas nécessairement une salle plus grande. Lesdimensions actuelles conviennent à notre mission. Le nombre relativement restreint de places contribue à ce sentiment d’intimité qu’on tient à préserver », conclut-il.

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