Pour rassasier les plus curieux

Chübichaï, de la compagnie française Le Vent des forges
Photo: Marie Tuffin Chübichaï, de la compagnie française Le Vent des forges

C’est à une saison de 15spectacles, pas moins, que la Maison Théâtre conviera les enfants dès septembre dans deux lieux différents. Dans la série Spectacles intimes, d’abord, présentée à la petite salle du théâtre Prospero, on pourra voir deux spectacles pour bébés vus à Petits bonheurs en 2012. Dès la fin de septembre, place à l’irrésistible Chübichaï de la compagnie française Le Vent des forges, où deux comédiennes racontent une histoire abracadabrante avec leurs mains et des boules de terre glaise ; et, plus tard en mai, Play, une autre remarquable production française (La Boîte à sel). Le programme est complété par deux spectacles québécois encensés autant par les tout-petits que par la critique : Pomme des Petites Âmes et Les mécaniques célestes des Confettis.

 

Mais comme l’explique autéléphone le patron AlainGrégoire, cette 31e saison se définit par l’équilibre qu’elle propose au niveau des thèmes selon les groupes d’âge auxquels s’adressent les spectacles. Le directeur de la Maison Théâtre parle très justement de « développement artistique durable » en décrivant cet heureux mélange de classiques, de pièces récentes et de créations qui forment cette saison 2014-2015.

 

C’est ainsi que l’on verra une série de quatre reprises fort attendues : Baobab du Théâtre Motus en novembre, Petit Pierre du Carrousel (à la mi-janvier), Garde-robe du Moulin à musique en mai et Le jardin de Babel du Théâtre de l’Oeil, dès la fin de septembre. Mais aussi des spectacles tout neufs, comme Contes Arbour de Sylvie Gosselin, une production de Bouches décousues qui s’inspire du travail de Madeleine Arbour (en octobre) ; Noeuds papillon de Marie-Ève Huot, que l’on vient de découvrir à Méli’Môme (en novembre) ; Rosépine de Daniel Danis, tout juste vu à Petits bonheurs sur une remarquable scéno des Amis de chiffon (fin janvier) ; et le très touchant Vipérine de Pascal Brullemans monté par Nini Bélanger (en mars), découvert à Coups de théâtre en 2012.

 

À cet assemblage déjà impressionnant, il faut ajouter trois créations : Nous sommes 1000 en équilibre fragile, un texte de Francis Monty pour le DynamO Théâtre dont Alain Grégoire dit le plus grand bien (en février pour les plus de 10ans) ; Ik Onkar, « une forme très éclatée de prise de parole », proposé par le Théâtre la Catapulte pour les pré-ados dès 12ans, en mars ; et Ce monde-là, un très dur texte sur les différences de classe de Hannah Moskovitch traduit par David Paquet, une production du Youtheatre pour les ados dès 14ans, qui clôturera la saison en avril.

 

Voilà de quoi rassasier les plus curieux !


Collaborateur