Décès de la comédienne Huguette Oligny

Hughette Oligny dans le documentaire réalisé par Pascal Gélinas, «Huguette Oligny, le goût de vivre».
Photo: Pascal Gélinas Hughette Oligny dans le documentaire réalisé par Pascal Gélinas, «Huguette Oligny, le goût de vivre».
La comédienne québécoise Huguette Oligny est décédée. Elle était âgée de 91 ans.
 
Originaire de Montréal, Huguette Oligny a rapidement plongé dans l'univers du théâtre, interprétant de nombreux personnages dans des pièces classiques de Molière, Dumas fils et Racine, entre autres.
 
Elle a également joué sur scène dans certaines des pièces marquantes du théâtre québécois, dont «Le temps des lilas» de Marcel Dubé, de même que «Tit-Coq» et «Hier les enfants dansaient» de Gratien Gélinas, qui deviendra son époux en janvier 1973.
 
En 1984, elle a tenu le rôle d'Albertine dans «Albertine en cinq temps» de Michel Tremblay au Centre national des arts d'Ottawa et au Théâtre du Rideau vert, à Montréal. Elle a aussi interprété Laura dans «Equus» de Peter Schafer, Maria dans «Oncle Vanya» de Tchekhov et Lydia dans «Bateau pour Lipaia» d'Alexis Arbuzov.
 
Capable de jouer aussi bien en anglais qu'en français, elle est montée sur scène à New York, Chicago, Paris et Bruxelles, entre autres.
 
Mme Oligny a également obtenu des rôles au grand écran, notamment dans «Kamouraska», de Claude Jutra, «Le soleil se lève en retard», d'André Brassard, et, plus récemment, «La capture», de Carole Laure.
 
L'actrice a aussi participé à de nombreux téléromans ou séries à la télévision. On a ainsi pu la voir dans «Rue des Pignons», «Métro-Boulot-Dodo», «Belle rive», «Cormoran», «Sous le signe du lion» et «Réseaux».
 
En 1998, elle a remporté le Gémeau de la meilleure interprétation féminine dans un rôle de soutien pour son rôle dans «Sous le signe du lion».
 
Elle a été nommée compagnon de l'Ordre du Canada en 1996 et officier de l'Ordre national du Québec en 1999.
 
Son beau-fils, Pascal Gélinas, venait tout juste de réaliser un documentaire sur sa vie, intitulé «Huguette Oligny, le goût de vivre».
8 commentaires
  • Jean-Pierre Audet - Abonné 10 mai 2013 13 h 11

    Mme Huguette Oligny

    Quelle actrice ! Si talentueuse et si humaine : attachante cette grande dame décédée à 91 ans après une vie de succès, de beauté et d'harmonie. J'offre mes condoléances à celles et ceux qui l'aimaient.

  • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 10 mai 2013 14 h 04

    Grand vide

    Madame Oligny laisse un grand vide. La qualité de sa présence, ses prestations uniques, sa belle sensibilité nous manquera. On peut compter sur les doigts de la main les interprètes de ce niveau. Elle ne laissait jamais personne indifférent. Elle avait le tour, la science, pour nous faire haleter au détour d'une réplique. Merci à son beau fils d'avoir immortalisé ses derniers moments. Bon voyage Madame Oligny, allez rejoindre les immortels.

  • Claude Verreault - Inscrit 10 mai 2013 14 h 51

    Merci, Mme Oligny!

    La première fois que j'ai vue cette grande comédienne, c'est dans LE TEMPS DES LILAS, l'une des plus belles pièces de Marcel Dubé. Les premiers lilas commencent à peine à embaumer ma cour et j'apprends son décès. Parfum de tristesse.

  • marie-claire laberge - Inscrite 10 mai 2013 19 h 59

    À:Chère Huguette, De: Marie de Verdun comme vous vous plaisiez à me nommer.

    Je me souviendrai toujours de notre rencontre, alors que vous jouiez "La dame de cent ans" chez Lévy Beaulieu à Trois-Pistoles. Nous logions à la même enseigne chez Madame Rioux rue des Razades. Nous allions parfois prendre le thé Aux Petits Caprices à St-Simon, avons visité les Jardins de Métis ,puis déjeuners chez notre hôte tous les matins, matins animés de nos propos divers. Nous avons par la suite maintenu un lien téléphonique et quelques rencontres pauses-café au Duc de Loraine. J'ai toujours conservé le petit oiseau que vous m'aviez offert.
    Désormais il sera votre incarnation qui s'ajoutera à mon souvenir. Au-revoir Huguette.
    Marie-Claire Laberge Avenue Fayolle, Verdun

  • Carroll Roy - Inscrit 10 mai 2013 20 h 24

    Ça me fait mal au coeur...

    Elle si débordante du goût de vivre dans le petit film que j'ai vu d'elle dernièrement.
    La vie me donne un goût d'amertume.
    Je ne sais pourquoi mais cette dame incarnait à fond l'un des plus beaux métiers du monde... actrice.
    De la même classe que les Pelletiers, Giroux et cie.
    Et vous étiez si près du monde ordinaire... humble, sans flafla...une vraie de vraie à la TiCoq) (Gratien Gélinas).
    Bon voyage...Une des étoiles vous sera dédié dans ma belle brochette dont celle de Félix...
    91 ans... mais que du délice de vous avoir connu.
    À celles et ceux qui lui sont familières, ne soyez pas tristes de l'avoir perdu mais heureux de l'avoir connu...

  • Christian Rasselet - Inscrit 10 mai 2013 22 h 53

    Notre Toinette s'en va...

    ... mais restera toujours dans nos coeurs. J'ai connu Huguette d'abord sur scène alors qu'elle interprètait si joyeusement Toinette auprès du regretté Guy Hoffman, incomparable dans le rôle du Malade imaginaire. J'étais alors externe en méthode au Séminaire de Chicoutimi. Puis les années ont passé. Jusqu'à ce que je devienne un employé de la Société de développement de l'industrie cinématographique canadienne (ex-Téléfilm Canada) dont Gratien Gélinas fut le deuxième président. C'est alors que j'ai pu connaître plus personnellement cette grande dame du théâtre dont le charme a toujours été aussi envoûtant. Je ferme les yeux et je la revois encore surgir sur scène, toute pimpante, aux appels répétés de son maître. un sourire inégalable!

  • Jean-Luc - Inscrit 10 mai 2013 23 h 25

    Une dame qui aura toujours respiré (et inspiré) la tendresse


    Ainsi que le respect...

    Au revoir, douce dame douée et attachante du milieu québécois de la mise en bouche des textes les plus variés. Et le plus souvent parmi les plus beaux.

    Du théâtre au cinéma, par le détour des téléromans. Dont notamment cette fameuse « Rue des pignons » qui aura fait, pour ma part, les beaux jours de mon enfandolescence.

    Saluez l'auteur de « Tit-Coq » et celui du « Concerto de Québec » à la faveur de votre arrivée en votre nouvelle demeure ! Deux hommes - parmi quelques autres (voire de nombreux ?) moins connus - qui vous auront beaucoup aimée, madame Huguette.

    Vous m'aurez ému à moult reprises au fil des décennies.
    Et je vous en remercie. Aujourd'hui.

    Aussi, j'offre ma présence en esprit à vos proches.
    Qui aujourd'hui vous pleurent.

    Tout comme moi.
    Qui pourtant vous suis totalement inconnu.

    Une tendresse sans bornes et un immense respect vous accompagnent sur le chemin qui est désormais le vôtre.

    Madame.


    Un admirateur parmi tant d'autres de votre personne,
    Depuis Québec, le 10 mai 2013

  • Gilbert Michaud - Inscrit 12 mai 2013 13 h 12

    mme oligny

    dans le cahier culture . on a ecrit que gratien gelinas son mari etait decede en 1989 . cest une erreur . gratien gelinas a vecu jusque en 1999. .