Théâtre jeunes publics - De l’angoisse à l’imaginaire

La morale de cette histoire ? Il n’y a pas d’angoisse qui ne soit maîtrisable et que l’esprit humain n’arrive à enrayer, d’autant plus que nous ne sommes jamais seuls avec notre anxiété. Clara se détournera de ses craintes lorsque lui apparaît une cantatrice ayant perdu la voix, dans laquelle elle reconnaîtra une quête similaire à la sienne. Commence alors une battue dans les bois, pour retrouver la voix chantante et le papa perdu. Clara pénètre alors un monde de couleurs et de rencontres inattendues avec des animaux parlants, auprès de qui elle trouvera le réconfort tant attendu.


Plutôt classique, la fable à caractère initiatique est également très répétitive, mais elle réjouit les jeunes spectateurs (sans doute davantage les 4-5 ans que les 6 à 8 ans qu’elle prétend aussi courtiser) à cause du monde forestier foisonnant qu’elle met en scène et que la scénographie de Marie-France Thibault représente par des feuillages colorés, des troncs d’arbre amovibles et des jeux d’ombres. La mise en scène d’Hélène Blanchard s’appuie fortement sur ce décor mouvant pour créer un univers constamment reconfiguré, qui regorge de surprises. Dans ce spectacle en forme de parcours dans les bois, les enfants suivent la route du regard et semblent rêver, eux aussi, de partir à la recherche de la voix de la cantatrice. En ce sens, le spectacle est une réussite.


 

Collaborateur

À voir en vidéo