Théâtre jeunes publics - La qualité conjuguée à la quantité

Édredon, un brillant spectacle québécois, pour les petits de 1 à 5 ans
Photo: Nicola-Frank Vachon Édredon, un brillant spectacle québécois, pour les petits de 1 à 5 ans

Il y a tellement de spectacles qui prennent l’affiche sur les scènes jeunes publics que la simple énumération de la programmation prendrait ici toute la place. Dans les grandes salles comme la Maison Théâtre, les Gros Becs et l’Arrière Scène, dans les maisons de la culture à Montréal et tout autour, dans le Réseau Scène à travers tout le Québec (ou presque), dans le menu des festivals aussi comme Casteliers et Petits bonheurs, ce sont des dizaines et des dizaines de productions qui seront offertes partout aux jeunes spectateurs d’ici l’été. Brèfle, comme disait Ubu, il y en aura pour tout le monde et plus encore…

Comment choisir, alors?

Deux pistes de solution s’offrent à vous : vous y allez au pif selon l’âge de l’enfant que vous souhaitez amener au théâtre, ou vous faites systématiquement le tour des sites Internet des principaux diffuseurs et vous vous laissez séduire. Voici quelques suggestions qui pourront vous aider dans votre choix.


Signe de la vitalité du secteur, la création et la nouveauté sont à l’honneur en cette rentrée d’hiver. La Maison Théâtre, par exemple, propose neuf spectacles : cinq créations et quatre productions toutes neuves qui commencent à peine à circuler. Signalons à travers tout cela un spectacle tout aussi exigeant qu’exceptionnel : Mâ, de la compagnie Éclats de Bordeaux. Créé à Questembert en Bretagne pour un « public bébé », le spectacle sera aussi présenté aux Gros Becs à Québec en mai avec la plus récente création de la compagnie, Couacaisse, un remarquable spectacle musical conçu pour les nourrissons de 6 mois que j’ai pu voir en Bretagne en octobre dernier. Fait inexplicable, on apprend sur le site de la Maison Théâtre que Mâ sera offert aux enfants de 3 à 5 ans (?!?)…

 

Des incontournables


En plus de quelques incontournables créations (Clara dans les bois des Confettis et Petite vérité inventée de Bouches décousues), on pourra aussi voir, rue Ontario, deux autres spectacles marquants : Édredon, un brillant spectacle bébé québécois, pour les petits de 1 à 5 ans, et le très touchant Les mains dans la gravelle (7 à 12 ans) de Simon Boulerice. Il y a évidemment plein d’autres choses intéressantes à signaler (dont la présentation de l’excellent Pomme du Théâtre des Petites Âmes à l’Arrière Scène en mai), mais insistons plutôt sur un événement exceptionnel présenté au minuscule Studio-théâtre de l’Illusion, rue de Bienville sur le Plateau.


En plus d’une tournée et de sa programmation habituelle, l’Illusion accueillera, du 1er février au 24 mars, cinq compagnies de la relève. On pourra voir dans ce petit lieu étonnant autant des spectacles pour les tout petits (Plastique du Puzzle Théâtre, Conte pour un Gus de Dominique Leroux) que pour les adultes (Pékel et Roffel, du Théâtre Sous la tuque, raconte la rencontre pathétique d’une croustille et d’un cornichon). Ça promet, non ?


Tout cela, c’est sans compter les dix spectacles présentés lors de la huitième édition des Trois jours de casteliers du 7 au 10 mars. Et, bien sûr, la quinzaine de productions qui prendront l’affiche du festival Petits bonheurs du 3 au 12 mai. Il y aura du pain sur les planches…


 

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