La Maison Théâtre salue Michel Bélair

Le journaliste et chroniqueur du Devoir Michel Bélair, entouré du public privilégié à qui il destinait ses critiques : un tout-petit et sa maman. À gauche, Pierre Larivière, agent culturel de la maison de la culture Maisonneuve.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Le journaliste et chroniqueur du Devoir Michel Bélair, entouré du public privilégié à qui il destinait ses critiques : un tout-petit et sa maman. À gauche, Pierre Larivière, agent culturel de la maison de la culture Maisonneuve.

La Maison Théâtre a rendu jeudi un vibrant hommage au journaliste et chroniqueur de théâtre du Devoir Michel Bélair. Tour à tour, le directeur artistique Alain Grégoire, l’auteure du Théâtre Bouches Décousues Jasmine Dubé et la fille du journaliste ont livré de touchants témoignages à celui qui couvre le théâtre pour les tout-petits depuis près de 20 ans.


« Rendre hommage à Michel Bélair, c’est aussi rendre hommage au Devoir, qui a soutenu son journaliste culturel dans sa passion pour le théâtre jeunes publics. Il est plutôt rare de voir un quotidien être aussi fidèle au théâtre jeunesse, donc c’est un heureux mariage entre un passionné et un journal passionnant. »


Le théâtre de la rue Ontario a tenu à saluer à la fois le journaliste, le critique, le père de famille, l’homme et le retraité qu’il est depuis quelques mois (même s’il signe encore des articles dans nos pages). Car c’est avec sa fille Julie, d’abord âgée de quatre ans, qu’il venait souvent assister aux spectacles.


Celle-ci, même depuis Madrid où elle vit, a participé à l’hommage par écran interposé. À son père, la jeune femme de 24 ans a servi le fruit de toutes ses années de petite spectatrice privilégiée.


« J’ai 20 ans de théâtre derrière les yeux. C’est toute une chance parce que tu t’affines le regard à coup de mottons, de rires, d’émotions et d’étonnement, et tu finis par te creuser des pattes d’oie dans l’émotion des autres, organe le plus important du spectateur attentif. […] Mon père, c’est un spectateur exigeant et tendre. »


Jasmine Dubé a pour sa part remercié celui qui a fait du théâtre jeunesse « un art à part entière ». La Maison Théâtre a remis au critique le prix du Passeur, octroyé une seule autre fois dans le passé, et a fait graver l’accoudoir d’un de ses sièges, qui l’attendra quand il voudra.


Critique de théâtre, rédacteur en chef du journal de l’Union des producteurs agricoles Terre de chez nous, traducteur, recherchiste, chroniqueur sport, Michel Bélair a fait tous les métiers et d’autres encore avant de s’éprendre du théâtre jeunesse.