Un succès qui ne se dément pas

Une scène de Deviens, devine... présenté à Petits bonheurs à Sherbrooke et à Montréal.
Photo: Michel Pinault Une scène de Deviens, devine... présenté à Petits bonheurs à Sherbrooke et à Montréal.

L'édition 2010 de Petits bonheurs a pris fin dimanche dernier avec la présentation du Molière jeunesse 2009, 86cm d'Alice Laloy, un spectacle irrésistible d'invention. On y aura vu, du 6 au 16 mai, 85 représentations de 20 spectacles en 10 jours, ce qui souligne une progression de 15 % par rapport aux débuts de l'événement. Toutes activités confondues, le rendez-vous culturel des tout-petits a attiré cette année 17 000 enfants, parents et intervenants de la petite enfance, ce qui permet aux organisateurs, Pierre Larivière en tête, de soutenir que le festival est un pas de plus en plus concret vers l'accessibilité à la culture pour des enfants de toutes les couches de la société. Pas étonnant que le festival se soit vu remettre, le 6 mai dernier, le prix Citoyen de la culture décerné par l'organisme Les Arts et la ville.

Rappelons que Petits bonheurs a pris racine dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, puis qu'il s'est étendu avec les années dans des quartiers similairement marqués comme Montréal-Nord, le sud-ouest de la ville et Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, où son implantation continue à faire des heureux et n'est surtout pas remise en question, bien au contraire! Le festival étendait même ses activités cette année jusqu'à Laval et Sherbrooke grâce à l'arrivée de deux nouveaux partenaires: la Maison des arts de Laval et le Petit Théâtre de Sherbrooke, où il a aussi connu un succès retentissant. À Sherbrooke par exemple, on a dû refuser du monde pour tous les spectacles petite enfance.

Pierre Larivière et son équipe profitaient de l'occasion du bilan de l'événement pour confirmer une nouvelle vague d'expansion pour l'an prochain. Dès 2011 en effet, Petits bonheurs intégrera un nouvel arrondissement de Montréal, Pointe-aux-Trembles-Rivière-des-Prairies, et constituera déjà un véritable réseau puisque les villes de Québec, Trois-Rivières, Longueuil et Beloeil se joindront elles aussi à l'aventure. En permettant une circulation accrue des spectacles, le festival atteindra ainsi deux de ses plus grands objectifs: l'accès à la culture pour de plus en plus d'enfants et l'encouragement à la création pour le milieu qui se voit ainsi doté d'un tout nouveau potentiel de spectateurs. Sans compter qu'il deviendra de plus en plus intéressant pour les compagnies étrangères qui possèdent l'expertise de la toute petite enfance de se joindre au réseau de Petits bonheurs. Qui dit mieux? Ne manque plus, pour que le succès soit total, que la participation des conseils des arts qui s'entêtent encore, on l'a déjà dit ici, à regarder passer le train...