Théâtre - Treize à la douzaine

Théâtre Prospero
Le comédien Paul Ahmarani reprendra son rôle dans la pièce Coeur de chien, lors de la nouvelle saison du Prospero.
Photo: Théâtre Prospero Le comédien Paul Ahmarani reprendra son rôle dans la pièce Coeur de chien, lors de la nouvelle saison du Prospero.

Les deux salles du Théâtre Prospero seront fort occupées la saison prochaine puisque l'on n'y présentera pas moins de 13 spectacles... dont une comédie musicale en 30 tableaux et 12 chansons!

Dans la grande salle, il y aura trois productions du Groupe de la Veillée. Les hostilités s'amorceront en octobre avec la reprise d'un des spectacles les plus étranges de la saison qui s'achève, Coeur de chien de Mikhail Boulgakov avec un Paul Ahmarani en chien alpha dirigé par Gregory Hlady. En janvier, c'est Claude Lemieux qui dirigera YeL, Yaacobi et Leidental de Hanokh Levin, un prolifique auteur israélien disparu en 1999 en laissant près d'une soixantaine de pièces. Cathrine Fortin et Manuel Tadros feront partie de la distribution. Puis à la mi-avril déjà, Sonate d'automne d'Ingmar Bergman: Marcel Pomerlo dirigera une solide distribution formée d'Andrée Lachapelle, Marie-France Marcotte, Chantal Dumoulin et Gabriel Arcand.

En accueil, dans la grande salle toujours, on aura droit à des classiques: dès septembre d'abord, Le Cercle de craie caucasien de Brecht, une production de Théâtre Sortie 123 mise en scène par Luce Pelletier, puis en novembre, les productions Empremier proposent Le roi se meurt d'Ionesco dirigé par Francis Cantin. En février, on reverra Luce Pelletier conclure le cycle américain de l'Opsis avec Les États-Unis vus par... huit dramaturges et auteurs-compositeurs québécois et, en mars, l'Absolu théâtre propose un texte de Serge Mandeville sur l'identité et la quête des origines, Ailleurs, dont il signe aussi la mise en scène.

La salle intime

Dans la salle intime, en bas, on risque aussi de se bousculer dans le petit escalier alors que six productions, toutes des créations, de jeunes compagnies seront accueillies tour à tour. Dès la mi-septembre, le Réverbère théâtre arrive avec La Maman du petit soldat un texte de Gilles Granouillet mis en scène par Odette Guimond. Mi-octobre, c'est au tour de la compagnie Ombres folles de présenter Artères parallèles d'Annick Lefebvre dans la mise en scène de Maude Garneau — dans la distribution, on retrouve le nom de Louison Danis. Puis, fin novembre déjà, le Théâtre Globe Bulle Rouge propose Je m'appelle Marilyn un texte de Yonnick Flot, un Breton d'origine qui tâte aussi du cinéma; Miguel Doucet signe la mise en scène. Et nous voilà de l'autre côté des Fêtes alors que le Théâtre L'Instant présente Emma de Dominique Breda, d'après la vie et l'oeuvre d'Emma Bovary; André-Marie Coudou dirige la barque.

Suivra un one man show, produit par Diablo corps, Tout à fait obsessionnel de et avec Martin Boileau qui raconte l'histoire de Gustave K, le prototype de l'homme ordinaire habité de multiples obsessions. Puis en mai, alors que tout sent déjà l'été tout autour, le Théâtre du Chien mouillé vient clore la saison avec Lone Star et Private Wars de James McLure deux histoires traduites par Martin Plouffe et mises en scène la première par Sébastien Gauthier puis l'autre par Bernard Lavoie. Rendu là, il ne restera plus qu'à respirer par le nez...

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