Théâtre - Le TNM remet ses prix et bourses

François-Xavier Dufour, qui a reçu le prix de la relève, est en compagnie de Benoît Brière, Anne-Marie Cadieux et Wajdi Mouawad. Plus de 1300 abonnés du TNM ont participé au vote des prix annuels Gascon-Roux.
Photo: Jacques Grenier François-Xavier Dufour, qui a reçu le prix de la relève, est en compagnie de Benoît Brière, Anne-Marie Cadieux et Wajdi Mouawad. Plus de 1300 abonnés du TNM ont participé au vote des prix annuels Gascon-Roux.

Le Théâtre du Nouveau Monde faisait connaître hier, en fin d'après-midi, les gagnants de ses prix annuels Gascon-Roux. Plus de 1300 abonnés du TNM ont participé au vote consacrant les choix du public pour la 55e saison de la grande maison de la rue Sainte-Catherine.

Sans surprise, c'est Wajdi Mouawad qui reçoit le prix de la mise en scène pour son remarquable Incendies. Anne-Marie Cadieux est consacrée meilleure interprète féminine pour son rôle de Marguerite Gauthier dans La Dame aux camélias, et Benoît Brière est récompensé de la même façon pour son Sganarelle dans le Don Juan de Molière. Du côté des prix plus techniques, deux productions se partagent également les honneurs, soit Incendies et Ubu Roi. Jean Bard, pour la conception du décor et Suzanne Harel pour celle des costumes d'Ubu Roi; Éric Champoux, aux éclairages et Michel F. Côté à la conception sonore d'Incendies. Lors de la même rencontre, François-Xavier Dufour se voyait remettre le prix de la relève Olivier Reichenbach — attribué chaque année «pour souligner le talent prometteur d'un artiste de la relève» — et la bourse de 3000 $, versée par la Fondation du TNM, qui l'accompagne.

Mais ce n'est pas tout. La remise des Gascon-Roux était aussi l'occasion de dévoiler les noms de quatre auteurs libanais et israéliens choisis par un comité formé par le Centre des auteurs dramatiques, le TNM et la compagnie Abé carré cé carré. Chacun d'eux se voit remettre une bourse de 5000 $ à la suite de l'initiative de Wajdi Mouawad lors de la présentation d'Incendies... quelques semaines à peine après l'affrontement guerrier de 2006 entre Israël et le Liban. Il s'agit de Ritta Baddoura, une écrivaine libanaise qui travaille à une pièce de théâtre en français; Dafna Rubenstein pour un projet de pièce en anglais; Youssef Rikka, une diplômée de l'Institut des beaux-arts de l'Université libanaise, pour une pièce en arabe; et Motti Lerner, auteur de théâtre israélien qui, lui, écrit une pièce en hébreu. Les auteurs ont jusqu'à la fin de l'année pour mener à bien leur projet. Il est possible, apprenait-on également hier, que l'on puisse entendre ici, en 2008, ces textes en langue originale ou en traduction. Ce qui pourrait, avouons-le, être fort intéressant...