Shawinigan relance son festival de théâtre de rue

La transition de l'ancien au nouveau festival des arts de la rue de Shawinigan peut commencer. L'administration municipale a entériné le rapport des consultants mandatés pour relancer l'événement en crise. La proposition vise la mise en place d'un événement revu et amélioré qui jouirait d'un budget d'environ un million de dollars d'ici cinq ans.

«Cette année de transition sera la plus difficile de toutes, explique au Devoir Jean David, un des coauteurs du Plan de développement 2007-2011 du Rendez-vous des arts de la rue Shawinigan. Le nouvel événement n'a pas accès aux subventions gouvernementales. Il doit d'abord faire ses preuves. Il doit aussi reconstruire les ponts avec la communauté artistique et les commanditaires.»

La Ville a décidé de ne pas renouveler le contrat de l'équipe de direction du Festival de théâtre de rue de Shawinigan après sa dernière mouture, la dixième, en juillet dernier. La municipalité mauricienne versait 200 000 $ par année à l'événement, qui accusait un déficit équivalent, pour un budget annuel d'environ un demi-million de dollars.

Plusieurs dizaines d'artistes, dont une troupe allemande, ayant participé à la dernière édition n'ont toujours pas été payés et menacent toujours la nouvelle version de boycottage. Les dirigeants-fondateurs du défunt festival maintiennent une mise en demeure de 217 000 $ auprès de la Ville.

La proposition de relance a été remise au conseil municipal le 26 mars. Le plan quinquennal juge très favorablement le potentiel de développement du nouveau Rendez-vous des arts de la rue, envisage d'en diversifier les sources de revenus et recommande de mettre en place différentes règles de gestion, dont le dévoilement public des résultats financiers 15 jours après chacune des éditions. Les consultants suggèrent également d'étendre le festival sur dix jours (dont deux week-ends) à compter de 2009.

«L'événement possède tous les éléments structurants nécessaires pour se développer, faire école et innover, dit encore Jean David. Il pourrait aussi s'inspirer du beau modèle offert par le Festival western de Saint-Tite, qui jouit d'un budget annuel de plusieurs millions et se débrouille avec de faibles subventions ne totalisant que 13 ou 14 % de son budget annuel.»

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