«Stumpwork», Dry Cleaning

Le plaisir d’écouter ce second album de Dry Cleaning croît avec l’usage. Paru en octobre dernier, Stumpwork ressasse plus ou moins les mêmes idées singulières qui animaient New Long Leg (2021), lui aussi réalisé par le raffiné John Parish, fidèle collaborateur de PJ Harvey : ces grooves rock bricolés avec une variété d’instruments (sifflets, saxophones, bugle, vibraphone, échantillonneurs) devenant un lit douillet pour la voix laconique, mais suave, de Florence Shaw, qui cause davantage qu’elle chante. Moins frappant que le premier, mais plus doux aussi. Les volatiles orchestrations musicales donnent un ton, une atmosphère, à l’ensemble, qui s’apprécie mieux lorsqu’on l’écoute attentivement. Post-punk et surréaliste (le Gary Ashby qui donne son titre au single est une tortue domestique), mais souvent mordant, ce disque, les textes de la musicienne évoquant avec sensibilité la désillusion qui étrangle la société britannique. En concert le 10 janvier à La Tulipe.

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Stumpwork

★★★ 1/2
Rock

Dry Cleaning, 4AD

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