«Mireille Darc», Mireille Darc

En double 33 tours, c’est peu de dire que les deux photos de Mireille Darc font leur effet. Comme dans ses films du milieu des années 1960 (Galia, La grande sauterelle, Fleur d’oseille, toute la période où Michel Audiard lui taillait ses répliques sur mesure), elle éblouit sans ostentation. Personne ne résistait à la sacrée gamine, que tout amusait, y compris pousser la chansonnette entre deux plans rapprochés. Ses 45 tours rarissimes, son seul et unique 33 tours paru en 1968 (Compartiment 23, presque tout écrit pour elle par le tandem Maurice Vidalin-Jacques Datin), recèlent entre les airs primesautiers quelques bijoux joliment sertis dans le style psych-pop des joailliers de l’époque, Gainsbourg plus d’une fois (La cavaleuse, Hélicoptère, Le drapeau noir), mais aussi le Jacques Lanzmann de Dutronc (pour l’autoportrait Mireille), le fiévreux compositeur Alain Goraguer pour l’épatante Week-end. On signalera pour le plaisir un charmant duo Mireille-France Gall, Ne cherche pas à plaire, où la grande conseille la petite. Le mot acidulé est ici plus qu’approprié.

Mireille Darc

★★★ 1/2
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Mireille Darc, Panthéon/Mercury/Universal

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