«And in the Darkness, Hearts Aglow», Weyes Blood

Mélancolique dans le son, lucide dans le propos, la Californienne Natalie Mering avait senti avant même l’arrivée de la pandémie le besoin de plancher sur une trilogie inspirée par le « sentiment d’une catastrophe imminente », dont And in the Darkness, Hearts Aglow constitue le deuxième volet. Sa voix veloutée hante It’s not Just Me, It’s Everybody en ouverture, la lente cadence bercée par des accords de piano et des choeurs aériens en contrepoint d’une de ces mélodies poignantes dont elle a le secret. La ravissante Children of the Empire semble avoir été enregistrée en 1966 avec le Wrecking Crew, sous la direction de Brian Wilson ; sur la désespérante ballade Grapevine, Mering déplore que les nouvelles technologies nous éloignent les uns des autres. Sa chanson pop lustrée et rétro se drape ensuite de légers synthés et d’une boîte à rythmes sur Twin Flame, autre ballade fragile ouvrant une face B plus pop et pétillante. Ce cinquième album de Weyes Blood paraît opportunément au moment où la presse musicale dresse ses palmarès des meilleurs albums de 2022.

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And in the Darkness, Hearts Aglow

★★★★
Pop

Weyes Blood, Sub Pop

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