«Schwanengesang», Franz Schubert

En entendant ce Chant du cygne miraculeux, il est impossible de ne pas penser à l’avant et à l’après… L’avant, ce fut cette Belle meunière historique, qui marquait les débuts d’Andrè Schuen chez DG. L’après, c’est se dire que nous allons avoir un Voyage d’hiver… Pour saisir ce qui se passe dans ce disque, pour comprendre qui est Andrè Schuen (au cas où vous auriez manqué La belle meunière), nous vous recommandons de vous rendre directement à la plage 4, la mélodie la plus connue : Ständchen (Sérénade). Le contrôle du souffle et le dosage de la voix au profit de l’expression et de l’émotion sont presque surnaturels. On ira ensuite au diptyque des plages 11 et 12, Die Stadt et Am Meer, la tension-résolution à son zénith. Dans Am Meer, Schuen retrouve les sonorités diaphanes renversantes de son premier CD. Et ce diptyque est la porte d’entrée à Der Doppelgänger et Die Taubenpost, l’abîme. À ce stade et à ce niveau, les mots manquent. Ce CD est paru le 18 novembre. Il n’y a pas un moment à perdre pour plonger dans ses entrailles.

Franz Schubert

★★★★★
Classique

Andrè Schuen (baryton), Daniel Heide (piano), DG 486 3313

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