«Pour tuer le temps», Adib Alkhalidey

Deux ans presque jour pour jour après avoir fait irruption dans l’univers de la chanson sous le nom de plume Abélaïd (l’album Les coeurs du mal), l’auteur, compositeur, humoriste et interprète Adib Alkhalidey se dévoile plus franchement, et avec une vision musicale éclaircie, sur son second album intitulé Pour tuer le temps. « Triste quoiqu’il advienne, parce que je t’aime », déplore-t-il d’entrée de jeu, sur la chanson-titre ; triste, il le demeurera jusqu’à la fin de l’album, malgré les efforts déployés par ses collaborateurs (dont Mathieu Magny, coréalisateur) et lui pour donner du rythme à ses complaintes. L’album débute en force, le groove de Parmi ces âmes poussé par une ligne de basse synthétique bien grasse nous fait hocher de la tête. Le rythme devient plus léger sur La fête, et précieux sur la dépouillée T’appartenir, une des meilleures parmi ces dix nouvelles chansons. La finale déçoit : le musicien a une plume riche, mais choisit de répéter ses idées sur Parmi ces hommes, et on sourcille en l’entendant crier une étrange mélodie sur Temps mort.

Pour tuer le temps

★★★
Pop

Adib Alkhalidey, La Tribu

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