«Redcar les adorables étoiles», Christine and the Queens

Christine, devenue Chris dans l’album du même nom (2018), s’appelle désormais Redcar — parce que, très littéralement, il rêvait de voitures rouges après le décès de sa mère, a-t-il récemment confié au Guardian. Plus compliquées encore sont les chansons de ce troisième album fait de peines d’amour et de quête existentielle : on est loin des pépites pop-électro-funk de Chris sur ce disque opaque où le musicien chante trop souvent par paraboles des sentiments que l’on devine pourtant urgents — cet album aurait d’ailleurs été composé et enregistré en deux semaines, et ça s’entend, les bons flashs mélodiques (Looking for Love, Rien dire, la meilleure de l’album) se dissolvant dans des choix esthétiques déroutants. Redcar semble ici se référer à cette époque (la fin des années 1980) où la variété française tentait de se donner des airs de modernité en s’inspirant du new wave (les premiers Maurane, Guesch Patti, etc.). Exemple : pendant les huit minutes de Combien de tempsen fin d’album, Redcar s’égare à la recherche d’un groove sophistiqué à la manière Grace Jones, en vain.

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Redcar les adorables étoiles (prologue)

★★★
Pop

Christine and the Queens, Because Music

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