«Dear Illusion», Steve Hill

Allez comprendre. Après 25 ans de loyaux services, de bonnes vibrations et d’irréprochables albums de blues-rock, Steve Hill n’est toujours pas célébré mondialement. Qu’ont donc Dan Auerbach (des Black Keys) et Derek Trucks (du Tedeschi Trucks Band) mais pas lui, au sommet de la liste A des manieurs de six-cordes du XXIe siècle ? L’art de la mise en marché ? Une voix distincte ? Dear Illusion, 12e album du cher Steve, fournit un indice : quand c’est l’invité Johnny Pilgrim qui chante, ça mord, ça grogne, ça lève. Quand Steve chante, on attend le solo de guitare. Le bon gars demeure son propre meilleur accompagnateur, au point de s’éclipser lui-même du centre de la scène. La pièce Steal the Light from You, en cela, parle fort : la bonne bouille disparaît quand les mains du musicien enflamment le manche. La poussée des Devil Horns, la réalisation plus qu’efficace de Wayne Proctor,des mélodies fortes, il y a quand même tout ce qu’il faut. De quoi renouveler notre soutien à Steve pour 25 ans de plus. Et entretenir l’illusion.

Dear Illusion

★★★ 1/2
Blues-rock

Steve Hill,No Label Records

À voir en vidéo