«Dvořák», Quatuor Talich

En fondant La Dolce Volta, Michael Adda, ancien bras droit de Jacques Le Calvé, directeur de Calliope, a repris du fonds Calliope les grands titres qui ont fait la notoriété du Quatuor Talich (intégrales Beethoven, Mozart, Mendelssohn, Quatuors de Janáček et Smetana, etc.). Il enregistre lui-même désormais l’équipe stabilisée par l’arrivée d’un altiste en 2018 et celle, majeure, en 2019, de Michal Kaňka, violoncelliste des riches heures du Quatuor Pražák. Après un CD des Quatuors nos 10 et 11 de Dvořák, ce 2e volet est admirable de finesse, de précision, de poésie et de beauté sonore. On ne répétera jamais assez qu’un disque est un tout et que, sur ce plan, La Dolce Volta est, avec Alia Vox et Bru Zane, en tête de peloton des éditeurs : beauté de l’objet, qualité des matériaux et du livret, équilibre parfait de la prise de son. Évidemment, le terrain n’est pas vierge : les Juilliard, Emerson et Pražák, entre autres, nous ont déjà pourvus en versions de référence. Mais ce CD, d’un quatuor qui sera à Montréal le 23 octobre, les rejoint.


Dvořák

★★★★ 1/2
Classique

Quatuor Talich, Quatuor «Américain», valses., LDV 101

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