«Il était une fois un garçon comme toi», LARCHE

Treize ans que LARCHE (en capitales, Marc-Antoine Larche au civil) propose des chansons, tenace et persuadé qu’elles feront leur chemin. On le lui souhaite, comme on souhaite au comédien qu’il est aussi des rôles notables. J’en parle parce que son nouvel album (au bas mot le sixième, en comptant les courts et les longs) n’est pas sans intérêt, ni sans valeur. Seulement voilà, c’est de la chanson entre deux eaux, pas souvent au-dessus du niveau de flottaison. Rimes télégraphiées, mélodies prévisibles, références usées (James Dean ? le pays d’Oz ?), ça tourne beaucoup autour du même moi. Par exemple, dans Vancouver (aller simple) : « Ici la première neige est tombée / mais je sais qu’elle ne va pas rester / Et toi, es-tu déjà installé ? » On est plus près d’un texto que d’un texte. Dans le goulot d’étranglement déjà bouché de la saison des nouveautés, on voit mal comment ces chansons dans la correcte moyenne se faufileraient. C’est triste à dire, mais la ténacité ne suffit pas.

Il était une fois un garçon comme toi

★★

LARCHE,Tempo/Amplitude

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