«Musa italiana», Filarmonica della Scala, Riccardo Chailly

Riccardo Chailly, chef de la Scala de Milan, enregistre désormais des disques symphoniques avec son orchestre, qui ne passait pas pour un foudre de guerre dans le répertoire orchestral. Après un CD Respighi assez mitigé, voici un projet mieux-disant sur le plan discographique, d’autant que l’orchestre a été installé dans la salle, ce qui donne un cadre acoustique flatteur à un lieu réputé ingrat pour les ingénieurs du son. Musa italiana célèbre l’inspiration italienne chez les compositeurs germaniques. De Schubert, nous trouvons les Ouvertures dans le style italien D. 590 et 591, inspirées par les élans rossiniens, et de Mozart, les ouvertures Mitridate, Ascanio in Alba et Lucio Silla. L’originalité de l’album est le choix de la version de 1834 de la 4e Symphonie de Mendelssohn, retouchée, donc, un an après la création. Cette partition publiée en 1997 ajoute des mesures qui, selon Chailly, « rehaussent le côté dramatique de l’oeuvre ». Est-ce l’habitude ? Nous avons plutôt l’impression d’une légère dilution du propos. Une curiosité sympathique.

Musa italiana

★★★ 1/2
​Classique

Filarmonica della Scala, Riccardo Chailly, Decca 485 2944

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