«Forêts», Saratoga

Saratoga est un couple : ChantalArchambault et Michel-Olivier Gasse. On reverra d’ailleurs le tandem au dernier jour des Francos, parmi Les polissons de la chanson, célébrant Brassens. On aime avant tout leurs voix, ces doux timbres entrelacés depuis deux albums. C’est dire que l’on reçoit hors curriculum ce Forêts tout instrumental, joué à quatre dans un chalet studio à Saint-Zénon, enregistré durant l’hiver… et la pandémie. Avec Mathieu Charbonneau et Guillaume Bourque, le groupe ad hoc offre un bouquet de pièces contemplatives, à peine plus bruyantes que des forêts en janvier. C’est l’idée. Calme et beauté. Piano-contrebasse à la base, avec d’autres claviers ici et là, synthés parfois, bon vieux Fender Rhodes tout rond. Ça bourdonne comme sous une doudou, ça envoûte. Des échos célestes brillent sur les nappes blanches. C’est le titre de la troisième pièce, mieux que Forêts, qui décrit l’expérience : Toutes les formes de vie ralenties. À la fin, on a quand même hâte que les tourtereaux se remettent à chanter.

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Forêts

★★★

Saratoga, popop

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