«bonjour», Navet Confit

Ce neuvième album en carrière de Navet Confit, le projet solo du couteau suisse de la scène indie québécoise Jean-Philippe Fréchette, est très précisément ce dont notre monde malade a besoin aujourd’hui. Tendre et heureusement toujours aussi ironique, la voix de Fréchette est au diapason de l’ambiance délétère, postpandémique et préextinction planétaire due à la variole du singe. Il joue de tous les instruments, volontairement désaccordés ; que bonjour sonne aussi bien témoigne autant de la finesse de son oreille que de son talent de réalisateur — ce disque sonne magnifiquement bien, exsude la même fébrile intimité qui caractérise les enregistrements de The Microphones (Phil Elvirum). Sa chanson rock un peu grunge, un peu folk, toujours décalée, coule tout naturellement et, lorsqu’elle ne perd pas l’équilibre en glissant sur une flaque de guitare distortionnée, va droit au cœur sur de petites perles telles que Le ballon, la contemplative Quelques fois et l’apaisante Raconte-moi une histoire.

bonjour

★★★★
Rock

Navet Confit, Lazy at Work

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