«Karel Ančerl», Orchestre philharmonique tchèque

Karel Ančerl est mort à Toronto le 3 juillet 1973 à l’âge de 65 ans. Il y avait trouvé refuge après avoir fui la Tchécoslovaquie à la suite de la répression du Printemps de Prague. Supraphon anticipe ce cinquantenaire en publiant 15 CD d’archives de la radio tchèque. Il s’agit non seulement de documents largement inédits, mais aussi d’œuvres non enregistrées officiellement en studio par Ančerl. Certaines sont très importantes : une hargneuse 7e Symphonie de Dvořák (1962), Don Juan de Strauss en 1965, un extraordinaire Asraël de Suk (1967). Parmi les autres moments exaltants : Fêtes des Nocturnes de Debussy, Ma patrie de Smetana ou Introduction et allegro d’Elgar qui n’a jamais été dirigé avec une telle fièvre. Le coffret est riche en œuvres tchèques rares. Les plus intéressantes sont Pan et la Symphonie d’automnede Novák, la 4e Symphonie de Foerster, le Concerto grosso et la 1re Symphonie de Martinu, ainsi que Maturation de Suk. Le portrait musical qui se dégage est celui d’un chef ardent qui rappelle le Français Charles Munch.

Karel Ančerl

★★★★ 1/2

Orchestre philharmonique tchèque, Supraphon, 15 CD, SU 4308-2

À voir en vidéo