Once Upon a Time in the Cyberworld, Black Tiger Sex Machine

Photo: Black Tiger Sex Machine

Reconnaissons d’abord le formidable travail du trio Black Tiger Sex Machine (Patrick Barry, Marc-André Chagnon et Julien Maranda), musiciens et entrepreneurs à la tête de l’étiquette Kannibalen Records qui, après plus d’une décennie d’efforts, a pris racine dans le circuit des grands festivals — le groupe est à l’affiche du Bonnaroo Music Arts Festival en juin. Reconnaissons également qu’au fil des ans, le trio a cherché à explorer d’autres facettes de l’electronic dance music, étiquette apposée à l’électro pataud, percutant et racoleur dérivé du dubstep dont même un de ses plus grands ambassadeurs, Skrillex, a fini par s’éloigner, sans doute par lassitude. Ce troisième album ? La même recette éprouvée, entre big beat, house et grosses basses bruyantes, agrémentée de refrains pop pas toujours heureux (la surdose de testostérone sur Sleepwalker). La collaboration « brostep » avec le MC montréalais Wasiu (Prayers) reste un des moments forts de cet album, qui remâche plus loin un riddim jamaïcain classique (Take a Ride) avec l’aide du chanteur italien Alborosie.

 

Once Upon a Time in the Cyberworld

★★ 1/2
électronique

Black Tiger Sex Machine, Kannibalen Records

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